vendredi 20 mars 2009

Le mot de la fin

Nous tenons à dire un gros merci à tous ceux et celles qui ont suivi notre aventure via ce blog ou avec les merveilleuses photos que Nick a prises! Vous nous avez encouragé à poursuivre l'écriture de ces récits dans les moments les plus occupés et vous nous avez aussi poussé à accomplir une tonne d'aventures excitantes! On se revoit à Montréal TRÈS prochainement! Merci!

STATISTIQUES DU VOYAGE
Nombre de vols d'avion : 10
Chambre d'hôtel la plus dispendieuse : 26$
Chambre d'hôtel la moins dispendieuse : 8$
Trajet d'autobus le plus long : 12hrs
Trajet de train le plus long : 14hrs
Nombre total de photos prises (Marie et Nick) : 8298
Nombre de Québécois rencontrés : 7
Nombre d'îles visitées : 8
Nombre de nuits passées dans les transports : 7
Nombre de motos louées : 8
Top speed en scooter (Nick) : 120km/h
Nombre de mots Thaï appris (Nick) : 35

Nombre de km parcourus en Asie seulement : 5896.636 km
Nombre de km porte à porte : 28900 km


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Intense jusqu'aux derniers instants

Pour la fin de notre aventure, nous avions prévu faire de la plongée sous-marine au meilleur endroit au niveau qualité-prix de toute la Thaïlande. Koh Tao est une île très riche et diversifiée en flore et faune aquatique et elle est le deuxième endroit le plus abordable pour pratiquer la plongée au monde! Plusieurs personnes nous avaient conseillé de suivre le cours avec Ban's diving resort qui est l'école de plongée PADI la plus populaire de l'île. Amatrice que je suis de la baignade et des poissons exotiques, j'ai décidé de faire le cours OPEN WATER sans Nick, car la plongée n'est pas vraiment son truc et aussi, car le coût du cours est assez élevé (300$ Canadien). Le logement est gratuit lorsque nous prenons un cours avec cette compagnie. Nick a donc été hébergé gratuitement pendant que je suivais le cours!

Je me suis donc, pendant quelques jours, remise aux études! J'avais demandé un instructeur en français pour apprendre la théorie afin de ne pas passer à côté d'une information importante qui pourrait me nuire une fois rendue à 18 mètres sous l'eau. J'étais la seule élève qui voulait suivre une formation en français. J`ai donc eu droit à un cours privé avec un jeune dive master français qui habite en Thaïlande depuis des années. Je devais apprendre un livre et suivre des cours théoriques comme à l'école! Excepté que la vue de ma salle de classe était la mer turquoise... J'ai passé les tests et l'examen final haut la main. C'est au niveau de la mise en pratique que tout s'est gâté...

Mon instructeur ne pouvait pas m'accompagner pour faire les quatre plongées requises pour passer le cours puisqu'il avait d'autres engagements. J'allais donc devoir faire tout le côté pratique avec un groupe d'anglophones, ce qui faisait plus ou moins mon affaire puisque j'ai rencontré le groupe de huit personnes et le dive master que quelques minutes avant de plonger. J'étais assez anxieuse (ceux qui ont déjà fait de la plongée comprendront que respirer avec le détendeur et faire tous les exercices sous l'eau est plutôt stressant, surtout la première fois).

En plongée sous-marine, nous devons se mettre avec un pair afin que chacun veille sur l'autre et lui vienne en aide si jamais un des deux manquerait d'air ou éprouverait un problème quelconque. J'ai eu la chance de tomber sur un partenaire super sympathique, mais qui n'avait pas du tout peur et qui voulait profiter de la plongée au maximum. Cela m'a mis un peu de pression, car je ne voulais pas gâcher son aventure si jamais je voulais remonter à la surface ou quoi que ce soit.

Bref, j'ai fait la première plongée avec succès. Nous sommes restés à 12 mètres de profondeur pendant une heure. Il faisait tellement froid à ce niveau! Il suffisait de monter 2-3 mètres pour retrouver la chaleur. Mes oreilles bloquaient à cause de la pression. Nous devions faire des exercices en profondeur pour montrer que nous étions capables de se débrouiller sous l'eau en cas de problème. Nous avons fait plusieurs simulations sous l'eau : une panne d'air, la perte de notre embout pour respirer, le masque rempli d'eau, etc., et ce à 12 mètres sous l'eau!

Après cette plongée, je ne me sentais vraiment pas bien. Peut-être à cause du stress, peut-être que je ne respirais pas assez profondément et lentement sous l'eau, peut-être à cause du mal de mer... je ne sais pas! Il y avait plusieurs personnes qui vomissaient sur le bateau tellement la mer était agitée. Pour ma part, j'ai dégobillé trois fois et tout de suite après, on m'a demandé de remettre tout l'équipement (qui pèse une tonne hors de l'eau!) pour retourner faire une autre plongée d'une heure. Je n'avais pas du tout d'énergie et je ne me sentais pas du tout prête à retourner. Mon groupe m'a convaincu d'enfiler la combinaison, le gilet et la bombonne et de sauter à l'eau (saut de 2 mètres avec tout léquipement!). Aussitôt que nous avons commencé à descendre de plus en plus profond, j'ai fait signe à l'instructeur que je ne pouvais pas suivre...

Étant donné que je n'avais pas fait la deuxième plongée de 12 mètres obligatoire pour effectuer les deux autres plongées de 18 mètres, je n'ai pas pu terminer mon cours. J'ai eu une certification disant que j'ai passé le niveau théorique et que j'ai fait une plongée avec succès. Je peux donc présenter ce papier au prochain endroit où je vais vouloir poursuivre mon cours. Je suis cependant un peu déçue de ne pas l'avoir terminé. Surtout après avoir vu la vidéo de mon groupe lorsqu'ils ont fait la dernière plongée de 18 mètres avec des poissons incroyablement beaux! Mais bon, je vais sans aucun doute le poursuivre une prochaine fois avec une personne que je connais. Avis aux intéressés!

Revenons à Koh Tao! C'est un endroit vraiment charmant où l'on retrouve une foule de plongeurs qui viennent des quatre coins du monde. Comme partout en Thaïlande, on y rencontre davantage des Européens et des Australiens. On y retrouve des petits bars et restaurants sur la plage qui sont abordables, très bons et qui proposent une ambiance détendue et joyeuse.

Pendant que je suivais mon cours, Nick allait se promener en motocross sur les routes de campagne. Il n'y a qu'une seule route d'asphalte sur toute l'île. Lorsque j'ai terminé/abandonné mon cours, Nick m'a emmené à une plage où nous pouvions se baigner avec des requins. Nous devions rester jusqu'en fin d'après-midi pour les apercevoir, mais nous pouvions pas rester aussi tard, car nous étions loin de notre hôtel et des routes non éclairées et assez dangereuses nous attendaient...

Le lendemain, nous sommes retournés en motocross sur ces routes de terre montagneuses et pleines de trous causés par les fortes pluies pour aller rendre visite à des amis que Nick s'était fait pendant que je suivais mon cours. Le terrain accidenté était très glissant. Il y avait une tonne de petites roches comme des billes sur la chaussée. Alors, nous descendions les pentes apiques très lentement. Les roues ont cependant dérapées à un certain moment et nous sommes tombés sur le côté. Nous n'avons rien eu de grave... Que quelques écorchures du côté droit pour ma part et Nick s'est fait une brûlure sur la jambe. Depuis le début du voyage, nous avions entendu des histoires de voyageurs qui avaient fait de petites égratignures sur un scooter et qui devaient payer un montant faramineux lorsque qu'ils rapportaient la moto au centre de location. C'est tout de même un bon moyen pour les Thaïlandais de se faire de l'argent.

Cependant, Nick n'était pas chaud à l'idée de se faire arnaquer comme les autres touristes. Il y avait quand même trois endroits où il n'y avait plus de peinture et une des pédales était croche. Nick a donc décidé d'aller se faire ami avec les gens du garage du coin. Il a emprunté du papier sablé et un peu de peinture pour faire lui-même les réparations. Il avait une super bonne relation avec la personne qui nous a loué la moto. Celui-ci nous a chargé uniquement 15$ pour la pédale que nous n'avions pas pu réparer. Ce fut un grand soulagement pour nous, surtout après avoir vu les clients juste avant nous débourser plus de 150$ U.S. chacun!

Après quelques journées de plage et de détente, nous sommes repartis en direction de Bangkok avec un autobus de nuit. Sur le trajet, nous nous sommes arrêtés à deux endroits qui nous ont rappelé la vraie Thaïlande que nous ne retrouvons pas dans les îles. La Thaïlande asiatique où l'on voit de grands marchés avec un million de sacs de nourriture sèche impossible à identifier, où il y a que des toilettes turques infectes, où des petits enfants jouent dans les ruelles tard le soir, où les gens sont sympathiques et veulent discuter avec les touristes sans penser uniquement à en retirer de l'argent. Nous étions contents de revoir cette partie du pays pour conclure notre voyage.

Nous passerons donc notre dernière journée à magasiner pour des souvenirs (avec le peu d'argent que nous avons!), à manger pour la dernière fois sur la rue, à rencontrer des amis que nous nous sommes fait un peu plus tôt et à réaliser que nous quittons l'Asie pour un pays organisé, propre et froid!

Vous remarquerez qu'il n'y a pas beaucoup de photos de la fin de notre voyage puisque Nick ne voulait pas endommager son matériel avec le sable et aussi parce que nous étions dans des endroits plus touristiques et donc, selon nous, moins intéressants à prendre en photo.

lundi 16 mars 2009

Paix et joie

Nous avons ensuite quitté la merveilleuse mer Andaman pour le Golfe de la Thaïlande. Après avoir pris trois minibus et un traversier, nous sommes arrivés sur l'île de Ko Pha Ngan. La nuit commençait à tomber et nous voulions se rendre rapidement à l'endroit où nous devions dormir qui se trouvait en dehors de la région touristique. Un chauffeur de taxi nous a annoncé que le prix du trajet pour se rendre à notre bungalow était de 50$ Canadien (1000 Baths)!! Cette somme élevée est due à l'état sauvage de la route pour s'y rendre et au danger des chemins sinueux, montagneux et étroits. Après quelques négociations ardues, nous avons réussi à descendre le prix à 800 Baths et une fois rendus sur la route, nous avons compris la raison de ce montant.

Nous n'avons rien regretté lorsque nous avons vu l'endroit... nous sommes arrivés sur cette petite plage perdue dans le nord de l'île à l'heure du souper. Les quelques touristes qui s'y trouvaient mangeaient des fruits de mer frais sur des petites tables basses directement sur le sable. La pleine lune faisait briller la mer et le feu de camp rajoutait un petit quelque chose à l'ambiance décontractée de cet endroit paisible. Pour 300 Baths (12$ Canadien) la nuit, nous avions un balcon avec la vue sur la mer! Il faut dire que Nick a négocié le prix puisque la toilette, le lavabo et le ventilateur ne fonctionnaient pas et l'eau de la douche était gelée!!! et... il y avait pas mal de coquerelles! mais bon, nous sommes habitués maintenant.

Sur cette plage nommée Thaan Sadet, on y retrouve que trois petits restaurants, une vingtaine de bungalows et... LA MER à perte de vue! Le repos complet à l'écart de la jungle urbaine située à quelques kilomètres de là. Cependant, nous devions faire certaines concessions pour cette détente : il n'y avait de l'électricité que de 18h à minuit. Ce n'était pas trop satisfaisant de voir notre petit ventilateur emprunté s'éteindre à minuit.

C'est la première fois du voyage que nous nous sommes vraiment reposés sans penser à ce que nous pourrions visiter ou faire. On n'avait qu'à se demander si on voulait nager, dormir ou manger! J'ai même pris le temps de lire un livre! Le seul moment où nous avons repris contact avec la civilisation est le 10 mars pour le très célèbre FULL MOON PARTY. Ce gigantesque party sur le plage (un vrai rave extérieur) a lieu sur la très belle plage de sable blanc et fin appelée Had Rin. Pour s'y rendre, nous devions payer 800 Baths pour un taxi boat, ce qui est complètement au-dessus de nos moyens. Nous avons donc décidé de louer un scooter avec des pneus de motocross pour traverser la route suicidaire qui se rend jusqu'à la ville. Tout s'est bien passé... même si j'ai vraiment eu la chienne!!! Nous ne voyions pas et n'entendions pas les voitures qui venaient à toute allure dans le sens inverse. En plus, il y avait plein de trous et de grosses roches sur la route de terre... Tout cela a cependant valu la peine puisque le party était génial.

Le Full Moon Party c'est 1km de plage où des gens de partout dans le monde se réunissent pour faire la fête jusqu'au lever du soleil. C'est une dizaine de bars qui mettent de la musique à tue-tête. C'est des buckets (petits sceaux de plastique remplis d'une bouteille de rhum, du coke et du Red Bull) à 300 Baths. C'est des hommes qui utilisent la mer comme urinoir. C'est des spectacles de feu à couper le souffle. C'est des gens barbouillés de peinture fluorescente partout sur le corps. C'est une chose à voir dans sa vie!







Nous savions que plusieurs personnes que nous avions rencontrées dans notre voyage allaient être présentes, mais nous n'avions pas eu le temps d'entrer en contact avec elles vu que nous restions sur une plage sans électricité. Nous avons quand même réussi à les retrouver parmi cette foule! Nous sommes repartis vers 6h du matin, au lever du soleil, pour éviter de conduire la nuit. La route du retour fut quand même éprouvante puisque nous devions conduire avec une tonne de pick-up remplis de fêtards qui voulaient rentrer à leur hôtel.

Nous adorions notre petit havre de paix jusqu'à temps que les choses se compliquent... Nick est toujours super sympathique avec les Thaïs. Il leur pose des questions sur eux et leur sourit même si ceux-ci ne sont pas toujours réceptifs. Il avait fait plusieurs bonnes affaires avec un petit commerce (location d'un scooter, utilisation d'Internet, repas, etc.), mais la femme du propriétaire a juste décidé qu'elle ne l'aimait pas. Le jour avant que nous quittions cette île, elle s'est mise à crier après Nick pour aucune raison. Il tentait juste de lui expliquer que le Français avec qui elle parlait ne comprenait pas l'anglais. Et là, elle voulait lui lancer une cannette de coke par la tête et elle a même pris un ouvre-bouteille dans sa main en le menaçant et ce, devant tous les clients du restaurant. Je parlais avec un groupe de touristes et il me disait que les employés de cet endroit n'étaient vraiment pas gentils et qu'ils se foutaient vraiment de tout. Nous voulions porter plainte, mais tout le monde dans ce coin de l'île venait de la même famille et quand on leur a raconté l'histoire, ils se sont mis à rire... Disons que nous n'avions plus trop envie de rester sur cette plage. Le lendemain matin, nous sommes allés attendre le bus du jour dans un petit restaurant en retrait et nous avons rencontrés des Thaïlandais super sympathiques et drôles... nous aurions dû rester chez eux à la place! Nous le saurons pour la prochaine fois!

Juste avant de prendre le bateau pour se rendre à la dernière île de notre voyage, Ko Tao, nous sommes allés retirer de l'argent au guichet automatique et il a bouffé ma carte de débit... ce fut la course contre la montre pour réussir à trouver quelqu'un qui pouvait me la récupérer. Nous sommes arrivés juste à temps pour le traversier! Suite de l'aventure bientôt!

jeudi 12 mars 2009

La mer le jour, la culture la nuit

Malgré la beauté des îles Ko Phi Phi, nous devions se diriger vers la terre ferme puisque les prix étaient beaucoup trop exorbitants pour les petits backpackers que nous sommes. Avant de se rendre à Krabi Town, nous nous sommes arrêtés pour une journée à Railay, une plage à partir de laquelle nous avons une vue prenante sur les îles de la côte Ouest. Nous dormions sur le côté Est de l'île où l'on peut trouver des bungalows à bas prix. Ce côté est beaucoup plus authentique et moins entretenu que le côté Ouest. Cependant, de nombreuses traces de tsunamis se font voir et sentir... des tonnes de déchets traînent en avant des hôtels et restaurants. Disons qu'on ne veut pas manger sur la terrasse... Nous ne pouvons pas non plus se baigner de ce côté, donc nous marchions à peine 5 minutes pour se rendre à la belle "plage de sable corallien au bord d'une mer vert émeraude encastrée dans des formations karstiques." Nous avons passé une journée magnifique sous le soleil alternant entre la baignade et le bronzage sur une plage en forme de croissant d'où on pouvait apercevoir des alpinistes grimper sur les falaises entourant la baie.

Le lendemain, nous sommes partis vers Ao Nang Beach et avons pris un autobus public pour se rendre à Krabi Town. Ce n'est pas que nous voulions quitter la plage, mais nous devions se rendre à la frontière de la Malaysie (10 heures aller-retour) pour prolonger notre visa en Thaïlande. Nous n'avions pas prévu rester aussi longtemps dans ce pays et si nous nous faisons prendre avec un visa expiré, nous devons non seulement payer 500 Baths par jour, mais nous sommes emprisonnés, bannis et déportés dans notre pays. Malgré le long trajet d'autobus, le processus est simple : tu quittes la Thaïlande à pieds, tu entres en Malaisie pour y ressortir aussitôt et tu reviens en Thaïlande. Tu as alors une extension de ton visa pour 14 jours. Ce ne fut pas trop long à la frontière, mais la chaleur nous donnait l'impression d'être dans le désert. Il faisait si chaud et l'autobus qui devait être climatisé, ne l'était pas vraiment... On collait sur nos bancs et ce, pendant 10 heures de trajet!... :-(

Étant donné que notre guesthouse à Krabi Town n'était vraiment pas cher (10$ la nuit pour deux personnes), nous sommes restés quelques jours de plus et avons décidé de louer un scooter pour se rendre à la plage située à environ 30 minutes de la ville. La plage d'Ao Nang qui est bordée d'une rue commerciale où l'on y retrouve Burger King et Haagen-Dazs, n'était pas très belle... nous étions habitués aux plages d'eau turquoise à sable fin tandis que celle-ci était de couleur brunâtre avec un sable très grossier.

J'avais vu sur une carte postale une plage incroyable où à une certaine heure de la journée (en fonction de la marée), un passage sinueux de sable blanc se dessine entre deux magnifiques îles, Koh Mor et Koh Khwan. Nous devions regrouper au moins 8 personnes pour y aller, car sinon le coût du taxi boat pour se rendre à cet endroit qui est très proche de la côte où nous étions s'élevait à 100$. Si nous étions plus, nous n'avions qu'à diviser le prix. Après avoir trouvé trois autres couples, nous avons navigué jusqu'à ces superbes îles. Nous étions partis tôt le matin pour apercevoir le phénomène tout au long de la journée. Vers 9h30, il n'y avait presque personne. Même s'il y avait beaucoup d'eau, nous pouvions marcher entre les deux îles (Nick avait de l'eau jusqu'aux épaules et moi, je flottais sur un matelas gonflable à ces côtés). Vers 11h, le corridor de sable commençait à se former aux extrémités et vers midi, nous pouvions complètement traverser sans se mouiller les pieds. À cette heure, il y avait une tonne de touristes Thaïlandais (vu que nous étions le week-end) et il n'y avait plus beaucoup d'eau pour se baigner. J'ai trouvé un endroit sur un côté d'une des deux îles où nous pouvions nager. Il faisait tellement chaud, nous devions absolument se rafraîchir un peu! Nick et moi nagions sur le matelas gonflable quand tout à coup Nick a glissé, il est tombé dans l'eau et il a frappé une plante aquatique super piquante (sorte de cactus marin) avec la paume de sa main. J'ai tout de suite vu dans ses yeux que ça lui faisait vraiment mal. Il y avait plusieurs piques enfoncés dans sa main et ses doigts qui saignaient. Il croyait que les piques étaient venimeux puisque sa main était complètement engourdie. Nous nous sommes mis à courir tout le long du corridor pour se rendre à l'autre île où se trouvait un restaurant. Le cuisinier Thaïlandais nous a annoncé, à notre grand soulagement, qu'il n'y avait rien de dangereux, mais qu'il était impossible d'enlever les morceaux de sa main. Il a pris une lime et il l'a versée sur ses plaies. Il a ensuite pris un grand couteau de cuisine par la lame et a commencé à frapper avec le manche sur les piques qui étaient entrés dans sa main. Nick n'aimait pas ça du tout et il n'arrêtait pas de me répéter: "Je suis vraiment content que ça soit arrivé à moi et non à toi, tu aurais paniqué!". La raison pour laquelle le cuisiner a fait cette manœuvre est simple : il est impossible d'enlever les piques parce qu'ils se fractionnent en petits morceaux et lorsqu'ils ressortent de la peau, on les accroche souvent et une douleur intolérable se fait ressentir. En restant dans la peau pendant deux jours, le corps les rejette naturellement. Je voulais tout de même que Nick aille à la clinique puisque sa main était enflée, mais il a préféré attendre quelques jours comme un vrai gars!

Deux soirées auparavant, nous avions rencontré deux Thaïlandais qui travaillent près de notre guesthouse (une jeune fille qui ne parle pas un mot anglais et un garçon, Thom, qui parle très bien anglais). Thom est un gars ultra-gay de 30 ans super efféminé qui rêve d'avoir de l'argent pour se faire toutes les chirurgies qui le rendraient une femme. Il se maquille, porte des vêtements roses, il s'épile les sourcils, les aisselles et les jambes avec une pince à épiler! Comme nous vous avions parlé dans un de nos premiers messages sur la Thaïlande, ce phénomène est super fréquent ici. On rencontre constamment des femmes qui sont en réalité des hommes (la voix nous sert souvent de guide) et ces personnes travaillent dans des centres d'informations touristiques, dans des banques, restaurants et hôtels... elles sont totalement acceptées par la culture Thaïlandaise.

Après avoir passé nos journées à la plage sous le soleil, nous revenions à Krabi Town pour y passer la soirée et la nuit. Au début, nous avions pris cette décision pour économiser de l'argent, mais finalement nous étions bien contents, car la ville située sur le bord de la plage est touristique et très commerciale, tandis qu'à Krabi Town, on se sent vraiment en Thaïlande. Il n'y a pas beaucoup de touristes et on peut voir la vraie vie des Thaïlandais au quotidien. Les soirées précédentes, nous étions allés avec notre nouvel ami Thom se promener dans le Night Market, nous avons essayé des nouveaux trucs locaux (du riz au banane enroulé dans une feuille de bananier) et nous sommes allés manger dans un restaurant sur le bord de la rue. Nick a mangé des boulettes de boeuf assez louches. Je doute que ce soit du boeuf puisque la viande était plus blanche que du poulet et la texture plus "caoutchouteuse" que des calmars...

Thom nous a appris plein de choses sur la culture Thaïlandaise et il veillait bien sur nous. Il m'a appris à danser sur de la musique Thaïlandaise, ce qui était vraiment drôle parce qu'il dansait comme une fille. On s'entendait si bien avec lui qu'il nous a invité à venir souper chez lui le lendemain soir. Il allait nous faire un repas typiquement Thaïlandais. Il nous avait invité non seulement à manger, mais aussi pour le voir à l'oeuvre. Nous sommes donc allés le rejoindre chez lui. Il habite dans une boutique de massage. En fait, dans son logement, on retrouve trois chaises longues où les gens peuvent venir se faire masser. À côté de ces chaises, se trouvent sa cuisine qui consiste en un plancher, un mini-frigo, un wok, une machine pour faire du riz et une mijoteuse. N'ayant pas de comptoir, le tout se retrouve sur le plancher. Il coupe tous les aliments sur une petite planche en plastique à même le sol. Un vrai régal pour les fourmis! La poitrine de poulet dépassait de la planche, il y avait donc une bonne partie qui lavait le plancher! Mais bon, ce n'était pas si sale que ça, c'était juste un peu choquant de voir un aussi bon repas se préparer au sol.Puisqu'il n'y avait qu'une mijoteuse, il ne pouvait faire qu'un plat à la fois. Il a donc commencé par une soupe au poulet et légumes qui a eu le temps de refroidir complètement avant que tous les autres plats soient prêts. Il a aussi concocté un poulet aux légumes avec une sauce sweet and sour, un plat épicé avec des calmars et une assiette de crabe au curcuma qui était délicieuse. Celle-ci, volant la vedette, s'est terminée en deux minutes!!

Pendant qu'il faisait à manger, il travaillait à l'information touristique située juste à côté de sa boutique de massage/maison. Parfois, il était tellement occupé que j'allais répondre aux clients pour lui. Ceux-ci étaient un peu déboussolés de voir une personne blanche répondre à leurs questions sur les tours guidés et sur les transports. Je ne savais pas toujours quoi leur répondre... Alors, Thom, entre deux plats, accourait pour venir leur dire de revenir plus tard! Hihi!

Comme nous devions payer les ingrédients, pour le prix d'un restaurant bon marché, nous avons mangé du crabe, des calmars et du poulet. Tout était excellent! Il y avait tellement de nourriture que nous avons invité un ami Suisse qui passait par là. La porte de la boutique de massage/sa maison était ouverte pendant que nous mangions. Tout le monde sur la rue nous apercevait. C'était marrant de voir des touristes nous regarder et ne rien y comprendre : trois blancs assis dans une boutique de massage/maison en train de déguster un festin de crabe chez un Thaïlandais qui cuisine sur le sol!

C'était une très belle soirée qui s'est un peu mal terminée par contre... Le jeune Suisse que nous avions rencontré à notre arrivée à Krabi Town, une fois un peu réchauffé, s'est mis à se moquer de l'homosexualité et des manières de Thom. Thom est super gentil et très fragile. Il ne répliquait pas et se laissait insulter. Après plus de deux heures d'insultes, Nick n'appréciait plus du tout la situation, surtout après qu'il est profité gratuitement d'un bon repas. Nick a donc décidé de réagir fortement... Il a engueulé le Suisse jusqu'à temps qu'il décide de s'en aller. c'était vraiment inacceptable de voir quelqu'un qui n'est pas dans son pays insulter la culture du pays qu'il visite.

Le lendemain matin, nous quittions le côté Ouest de la Thaïlande pour se diriger vers le côté Est. Thom est venu nous réveiller parce que nous allions manquer notre autobus. Il nous a fait un gros câlin et nous a remercié de l'avoir défendu la veille. Il est si mignon!

Une chose que l'on peut dire de cette aventure : Nick n'est définitivement plus homophobe!!!






jeudi 5 mars 2009

Les îles aux mille couleurs

Après deux vols internes à destination de Phuket (station balnéaire au sud de la Thaïlande), nous sommes arrivés épuisés et découragés par cet endroit ultra touristique, cher et américanisé. Il faut dire que nous avions trouvé un hôtel pas trop cher (mais tout de même trois fois le prix de ce que nous sommes habitués de payer!) dans le coin le plus populaire de Phuket, à Patong beach. Nous avons tenté de trouver un endroit peu couteux où souper, mais tout était hors de prix. Nous sommes donc allés au Burger King qui nous a quand même coûté 20$ canadien pour deux trios!!!!!!!!!!!!!!!! En plus, l'ambiance de cette ville ne nous intéressait pas du tout. On ne se sentait pas en Thaïlande, mais plutôt aux États-Unis! On y retrouve plein de messieurs muscles et de madames carbonisées aux faux seins... bon, bon on s'emporte un peu, mais c'est pour vous expliquer la raison de notre départ hâtif le lendemain matin pour les merveilleuses îles de Ko Phi Phi.

Dans le bateau pour s'y rendre, nous avons fait la connaissance de quatre jeunes Californiens qui venaient dans les îles thaïlandaises pour fêter jour et nuit. Nous craignions que les îles Phi Phi soient encore une simple réplique des plages américaines, mais nous avons réussi à trouver une petite plage tranquille où nous pouvions se loger à un prix abordable (considérant que cette île est la plus luxueuse de toutes les îles de la Thaïlande). La grande ville ainsi que la plage populaire ne nous intéressaient pas. Nous n'étions pas venus dans les îles de le Thaïlande pour manger du fastfood, sortir dans des clubs et rencontrer des jeunes américains... ce que nous pouvons faire dans notre pays.

Nous voulions tout de même éviter les dépenses superflues...Pour se rendre à la plage plus tranquille (Long beach), nous avons marché avec nos gros backpacks sur la plage et dans les montagnes (du vrai trekking!) en plein après-midi durant une heure pour économiser 100 baths (5$ Canadien) pour le taxi boat! Avoir su, je ne crois pas que j'aurais pris la même décision... Tous les bungalows que nous voyions ne rentraient pas dans notre budget (15-25$ canadien pour une nuit). Aussitôt que nous en avons trouvé un qui affichait 500 baths la nuit (25$), nous nous sommes empressés de le réserver. Ce n'était vraiment pas du grand luxe... nous devions monter durant 10 minutes dans la broussaille pour se rendre à notre minuscule hutte (la grandeur d'un lit double avec un petit 50 centimètres d'espace pour mettre nos sacs). Les draps n'avaient pas été changés et il y avait une grosse tâche jaune encore mouillée sur l'oreiller... mmm... tout pour me satisfaire! Et nous devions marcher 5 minutes pour aller aux toilettes et ce, sans éclairage. Et les toilettes... il y en avait trois : une où il y avait des souris, une autre où il y avait une immense bibitte verte lime non identifiée et une autre où l'odeur pouvait réveiller les morts... on avait le choix!

Pour se changer les idées, nous sommes allés se détendre au bar sur la plage qui nous a attiré par la musique qui y jouait... du bon Bob Marley. Nous avons assisté à un magnifique spectacle de feu sur la plage. Deux Israéliens sont venus se joindre à nous et après même pas 15 minutes, Nick était devenu ami avec tout le staff du bar. Cinq des Thaïlandais qui y travaillaient nous ont proposé de venir continuer la fête chez eux après la fermeture. Ils étaient si sympathiques, nous ne pouvions pas refuser cette invitation si intéressante. Ils habitent en haut de la montagne (au-dessus de tous les resorts de riches). On passe en un instant du luxe à la réalité des locaux. C'était la nuit, donc nous n'avons pas tout vu, mais nous avons aperçu une tonne d'objets endommagés qui trainaient un peu partout sur le sol. Il y avait des cabanes sans meuble, sans toit ni porte, des animaux errants, peu de fleurs et d'électricité comme on en retrouve quelques mètres plus bas dans la partie touristique. Lorsque nous sommes entrés dans leur maison, ils nous ont invité à s'asseoir sur le tapis et à manger des friandises japonaises. Ils nous ont appris quelques mots de Thaïlandais (Nick peut maintenant se débrouiller en thaï!).

Dans le sud, on retrouve beaucoup de Thaïs et de touristes musulmans (5% de la population est musulmane). Pour les Thaïs en général, l'Islam est une question tabou. Ils ne connaissent rien sur la religion elle-même (le Bouddhisme est enseigné partout alors que l'Islam ne l'est pas). Depuis que des rebelles musulmans ont commencé une lutte armée violente au niveau de la frontière sud, les musulmans se retrouvent entre deux parties en conflit. Dans l'extrême-sud, il y a de nombreux bombardements. Un guide touristique français nous a même dit que certains commerçants à Phuket tentaient de vendre leur part, car ils prévoyaient des attaques terroristes à cet endroit très touristique. Les jeunes Thaïs que nous venions de rencontrer étaient musulmans, mais ils ne semblaient pas connaître vraiment cette religion. On avait l'impression qu'ils ne se reconnaissaient pas dans la religion bouddhiste donc ils étaient musulmans.

On a eu du bon temps avec eux, mais la nuit dans notre super hutte fut assez éprouvante. Les Israéliens que nous avions rencontré nous avaient parlé d'un endroit à 200 baths de plus par nuit (10$) avec l'électricité, une salle de bain privée, mais sans l'eau chaude. Le lendemain, nous sommes donc tout de suite allés réserver une hutte à cet endroit où nous devions monter 100 marches (assez dangereuses!) au soleil tapant. La vue en valait la peine! (voir photo). En plus, de notre bungalow, nous avons découvert un petit sentier qui menait à une minuscule plage super belle et déserte! Sur cette île, nous sommes constamment émerveillés par les fleurs, les oiseaux et les poissons qui sont si colorés et si différents de chez nous! Et les plages sont sublimes! Une multitude de chats sauvages se promennent sur les plages, ce qui est différent des autres villes que nous avons visitées où l'on voyait plutôt des chiens errants.

Nous voulions profiter de chaque instant sur cette île, car tout était si cher, nous savions que nous ne pourrions pas rester longtemps. Nous résidions sur Ko Phi Phi Don (l'île au-dessus de Ko Phi Phi Ley où a été tourné le film " The beach" avec Leonardo DiCaprio). Nous sommes allés voir la fameuse plage "The beach" qui se nomme Maya Bay très tôt le matin pour éviter les milliers de touristes qui s'y rendent avec des tours organisés. Malheureusement, la marée est très basse dans cette baie le matin. On a donc pas pu voir la plage à son meilleur, mais elle était tout de même magnifique. Il y avait si peu d'eau que le bateau nous a laissé sur le bord d'une falaise et nous devions passer par une grotte pour se rendre à la baie! C'était vraiment trippant!! Ensuite, nous avons fait du snorkeling dans les alentours. C'était magique de nourrir les poissons multicolores dans l'eau turquoise. Ils venaient tous autour de nous. Nous avions tellement pris goût à la plongée que nous voulions se rendre à un rocher proche de la plage où nous restions pour aller nager avec des requins qui selon les locaux, ne sont pas dangereux. Le courant était très fort et il y avait des grosses vagues, nous essayions de se retenir aux coraux, mais on glissait, alors on a décidé de revenir sur le bord de la plage avant de n'être plus capable de nager. On ne s'est donc pas rendus à l'endroit où il y avait des requins.

Le lendemain, nous voulions faire le tour de l'île Ko Phi Phi Don avec un longtail boat, mais une tempête s'annonçait en provenance du côté est de l'île. Nous avons quand même décidé de faire le tour de la moitié de l'île et si les conditions s'amélioraient, on allait revenir par le côté est. Après cinq minutes de navigation dans les vagues avec une petite chaloupe à moteur, je me suis demandée dans quoi nous nous étions embarqués. En plus, Nick n'avait pas apporté le sac imperméable dans lequel il pouvait mettre son équipement photo si quelque chose arrivait. Le vent s'est calmé après quelques instants et nous nous sommes arrêtés à Monkey Beach. Une des nombreuses plages où vivent des singes sauvages. Les touristes les nourrissent pour pouvoir les prendre en photos. Ils sont parfois un peu méchants et ils fouillent dans le sac des gens! Monkey Beach était tout simplement magnifique! Le sable blanc ultra fin et l'eau turquoise, nous ont complètement stupéfaits. Nous avons poursuivi notre tour de bateau en s'arrêtant à quelques endroits pour faire du snorkeling et ce, jusqu'à temps qu'on aperçoive la tempête approcher. On ne voyait pas où nous devions nous rendre tellement le temps était gris. Il commençait à faire très froid surtout avec nos maillots mouillés... Nous avons fait demi-tour. Malgré les grandes vagues, on allait vite pour ne pas se faire prendre par la pluie. On ne se sentait pas vraiment en sécurité dans ce bateau en bois! Nous avons eu plus de peur que de mal. Les Thaïlandais sont habitués de naviguer dans ces conditions.

On a terminé notre séjour à Ko Phi Phi avec nos amis Thaïlandais que nous avions rencontrés au "Buddha Bar" à notre arrivée. Les locaux qui travaillent sur cette île sont en majorité pas très sympathiques (comme un peu partout en Thaïlande). Peut-être sont-ils tannés des touristes? Nous avons tout de même trouvé un petit restaurant au bout de l'île qui était extrêmement bon et surtout beaucoup moins cher que tous les autres et où le serveur et le cuisinier souriaient constamment! Nous avons mangé tous nos repas à cet endroit et nous avons pu découvrir d'excellents plats régionaux.

*Exemple d'une scène fréquente en Asie du Sud-Est*
Un jeune homme assis parterre dans un bar rempli des bouteilles de bière grossièrement avec de l'essence pour en faire des torches. De l'essence tombe sur le sol pendant qu'un de ses amis fume une cigarette juste à côté de lui. Une petite fille de 5 ans, pieds nus, saute autour d'eux. Non loin de là, à 15 centimètres, traîne un grand couteau de cuisine sur le plancher...

Et si on leur dit de faire attention, ils rient et pensent qu'on s'en fait pour rien. Le jeune garçon a même jeté sa cigarette à côté du baril d'essence après avoir terminé...

jeudi 26 février 2009

Do nothing in PAI

Au retour de notre séjour dans la jungle, nous sommes partis en escapade sur la montagne en bordure de Chiang Mai avec deux Allemands et notre ami Australien. Nous avons encore grimpés dans des sentiers très abruptes et sauvages pour admirer de belles chutes d'eau. Comme si nous en avions pas eu assez du trekking dans la jungle... Les gars ont glissé dans les chutes d'eau! Ce n'était pas aussi enlevant que les glissades d'eau, mais tout de même bien amusant! Ensuite, nous nous sommes promenés dans le "Sunday Market" qui est un immense marché où les habitants vendent toutes sortes de choses et qui occupe une grande partie de la vieille ville. Nous étions un peu fatigués par la foule qui s'y trouvait et par la ressemblance de chacun des kiosques... nous sommes retournés vers l'hôtel pour passer une dernière soirée avec notre bon ami Australien qui quittait le lendemain matin. Nous sommes donc sortis dans un des bars du propriétaire de notre guesthouse pour son anniversaire et pour celui d'une amie Thaïlandaise à notre ami Australien. Nous étions une dizaine de jeunes voyageurs avec une vingtaine de Thaïlandais qui mangeaient, chantaient et buvaient en plein milieu de la rue. Nick a pris de très bonnes vidéos de cette soirée mémorable. Nous avons recontré une Londonienne qui parlait français et un Irlandais super drôle!

Puisque tout le monde que nous avions rencontré partait le lendemain, nous avons décidé d'aller visiter la ville de Pai située à 4 heures au nord de Chiang Mai. Cette charmante petite ville qui me fait penser un peu à Magog se trouve dans les montagnes et est entourée d'une tonne de petits villages. Pour s'y rendre, nous devons traverser des montagnes très apiques et environ 800 courbes qui donnent la nausée... Le minibus avancait à toute allure et il devait souvent conduire dans le sens inverse tellement les virages étaient serrés... ouf! et nous qui pensions dormir durant le trajet!

Pai est une ville très charmante avec ses petits restaurants coquets, ses boutiques artisanales et ses maisons en bambou sur le bord de la rivière, mais il n'y a pas beaucoup d'activités à faire. Nous aurions aimé se rendre à 150km de là, à Mae Hong Son, pour aller voir les femmes aux longs cous, mais nous n'avions pas le temps. Nous étions là que pour deux jours et une nuit. Nous avons donc loué un scooter et nous sommes allés explorer les villages dans les montagnes. La ville étant un peu trop touristique, nous y restions que pour manger. Un local nous a conseillé d'aller voir le coucher du soleil sur le haut d'un canyon. La vue que nous avions de cet endroit était magnifique. On voyait des montagnes à perte de vue et nous devions traverser des sentiers très étroits entourés de vide!! Nick avait tellement le vertige!! À la tombée du jour, nous aperçûmes une multitude de grands feux de forêts dispersés un peu partout dans les montagnes. Nous étions un peu inquiets, mais un vendeur de Pad Thaï sur la rue nous a expliqué que ces feux étaient contrôlés et que chaque année, ils faisaient brûler de grandes parties de la forêt pour enrichir le sol.

Pai est tellement petite que nous avons rencontré un couple d'Anglais avec lequel nous étions partis dans la jungle et des Américains qui logeaient au même hôtel que nous à Chiang Mai. Par souci d'économie, nous avons loué une petite maison en bambou pour passer la nuit. Lorsque nous nous préparions à nous coucher, l'électricité s'est arrêtée... nous sommes allés au lit et pendant que nous fermions le moustiquaire qui recouvre le lit, nous avons entendu une bête entrer dans notre cabane et courir partout sur les murs... nous ne savons pas encore quel genre d'animal il s'agissait... peut-être bien un rat. Nous sommes donc sortis de la chambre à la recherche d'une lampe de poche ou d'une chandelle pour inspecter la chambre... j'avais tellement peur!

Au début de notre voyage, nous avions rencontré un gentil Gallois. Depuis ce temps, nous correspondons quotidiennement avec lui. Nous essayons toujours de se rencontrer, mais on se manque toujours de peu. Nous avons réussi à se synchroniser pour notre dernière soirée à Chiang Mai. À notre retour de Pai, il nous attendait dans le lounge de notre guesthouse. Il venait de rencontrer deux Allemandes. Nous sommes tous sortis ensemble sur la rue où se trouve tous les bars (incluant une tonne de prostituées, de ladyboys et d'hommes blancs plutôt âgés à la recherche d'une petite aventure). Sur cette rue, on y retrouve aussi le "Night bazaar" qui est ouvert tous les soirs ainsi que le ring de Muay Thai. Nous sommes encore allés voir du Muay Thai et avons fêté sur cette rue. Nick est devenu un professionnel de la négociation : nous n'avons payé que 150 Bahts pour voir le combat tandis que nos amis ont payé 400 Bahts chacun!! En rentrant à notre guesthouse, nous avons rencontré deux amis francais sur le chemin. Ils nous ont proposé de venir boire une bière avec eux pour notre dernière soirée. On s'est couchés à 4h30 du matin et nous devions prendre l'avion pour les îles du sud le lendemain matin! Cette soirée a bien clôturé notre séjour à Chiang Mai.

lundi 23 février 2009

L'auberge thaïlandaise

J'ai rapidement oublié les pires 15 heures de ma vie lorsque nous sommes arrivés au Julie's guesthouse. Cette auberge de jeunesse qui m'a été recommandée par un couple qui est venu en Thaïlande est un endroit complètement génial! Pour ceux qui ont vu le film "L'auberge espagnole" et bien, c'est exactement la même ambiance! On y entre par une grande salle commune située à l'extérieure où l'on retrouve des hamacs, des lits avec tables pour manger et boire, une table de billard, de la bonne musique et une foule de lanternes. On y rencontre tous les jours de nouveaux voyageurs qui cherchent à échanger et à partager de beaux moments avec des inconnus. Tous les jours, on fait connaissance avec des gens super sympathiques et intéressants qui viennent de partout dans le monde et quelques jours après, ils nous quittent pour une nouvelle destination.

La première journée, nous sommes partis à la découverte de cette ville qui est la capitale culturelle et commerciale du Nord de la Thaïlande. La chaleur nous a incitée à se diriger vers la grande montagne située à seulement 5km. Quelle bonne idée! Nous nous sommes baladés en scooter sur une route sinueuse dans un environnement frais et naturel! Ça faisait un petit moment que nous n'avions pas senti quelque chose d'aussi rafraîchissant! Nous avons découvert un parc national avec de belles chutes d'eau. Nous ne pouvions pas bien voir la ville du haut de la montagne, car il y avait trop de smog. On se déplace très bien en scooter dans cette ville même s'il est parfois difficile de se rappeler qu'en Thaïlande, ils conduisent à gauche!!!...

Le lendemain matin, nous sommes partis avec notre ami Australien, David, faire du trekking dans la jungle durant trois jours. Ayayaye! Quelle aventure! Nous nous attendions à un petit trekking pas trop demandant au niveau physique... c'était tout le contraire! La veille, nous étions allés voir un combat de Muay Thaï dans le redlight district avec deux Canadiens, un Australien et un Allemand. Nous avons fêté jusqu'aux petites heures du matin. Nick qui avait beaucoup plus bu que moi n'était pas vraiment en forme pour monter un montagne très apique durant trois heures et demie sous une chaleur suffocante (40 degrés celsius). Le soleil allait bientôt se coucher donc notre guide ne voulait pas que l'on s'arrête pour respirer un peu. Après une heure, Nick avait des étourdissements et mon visage était mauve. Rendus en haut de la montagne, nous fûmes charmés par le magnifique village où nous allions passer la nuit. Les habitants de ce village font partie de la tribu nommée Lahu. Ils ne parlent que quelques mots Thaïlandais, le dialecte Lahu étant leur langue primaire. La cabane en bambou où nous résidions était très rudimentaire, mais en même temps super charmante. Nous avions un immense balcon avec vue sur les montagnes. Des vaches, petit scochons, coqs et chiens se promenaient partout autour de nous. Nous dormions sur le plancher en bambou avec des moustiquaires autour de chaque lit. C'est normal, avec tous les trous qu'il y a entre chaque billot de bambou, tous les moustiques et reptiles peuvent pénétrer facilement. Pour se rendre aux toilettes turques, nous devions marcher dans le noir durant quelques minutes. Pour la première fois, j'ai pris ma douche avec un sceau d'eau glacée dans une petite hutte en bambou au son des coqs et des cochons! Je me sentais au bout du monde, mais en même temps. si bien! Nick n'a pas pris de douche durant trois jours!! Nous avons mangé de très bons plats thaïlandais à la belle étoile avec de la bonne musique jouée par un guitariste local. Le lendemain matin, nous avons recommencé le trekking pour se rendre à une magnifique chute d'eau dans laquelle nous avons pu se baigner. Nous avons marché toute la journée et ensuite, nous avons dormi dans une cabane en bambou dans le fin fond de la jungle. J'avais un peu peur que quelque chose arrive et que personne ne puisse venir nous secourir, car il n'y a aucune route pour s'y rendre... il y a qu'un minuscule chemin enraciné. Nous avons fêté toute la nuit avec des Anglais, une Suissesse et des Australiens accompagnés du magique son de la jungle la nuit. Cette fois-ci, nous devions escalader une bute de terre de 50 mètres pour se rendre à la toilette turque et au sceau d'eau pour se laver. Durant ce séjour dans la jungle, nous avons aussi fait une longue promenade à dos d'éléphant, du rafting et du bambou rafting où j'étais la pilote! Il s'agit d'un grand radeau fait de bambou. Il y avait douze personnes assises sur le radeau et je guidais le tout avec un grand bout de bambou. C'était assez drôle!

Nous aimons beaucoup nous promener avec notre ami Australien, car il parle Thaï. On peut donc entrer plus directement et profondément en contact avec les locaux. On apprend des choses sur eux que les touristes qui parlent seulement anglais ne peuvent pas découvrir.

Nous sommes maintenant revenus à Chiang Mai au Julie's guesthouse. Nous pensons repartir pour Pai demain. On aimerait pouvoir prolonger notre voyage parfois pour pouvoir voyager au Laos, un pays qui semble être apprécié par tous les jeunes voyageurs. Mais nous avons déjà réservé notre billet d'avion pour les îles du sud, le 26 février.

Oh my Bouddha!

Après avoir visité un pays plutôt pauvre et peu développé, notre choc fut assez grand en arrivant à Bangkok, le New York asiatique (excepté que les taxis sont rose bonbon, bleu poudre, jaune citron et vert lime!). Nous étions complètement chamboulés par la chaleur, la pollution, le mouvement, la grandeur de cet endroit. Tout est plus moderne, on se croirait tout droit sortis d'une machine à voyager dans le temps. Les hôtels abordables sont beaucoup moins luxueux que ceux auxquels le Vietnam nous avait habitués. On y retrouve des dépanneurs 7ELEVEn à tous les coins de rue et il y a même des McDonald's et des Starbucks! Pas besoin de vous dire que nous y sommes allés! ;-) Le niveau de la vie est beaucoup plus élevé. Dans les rues, on y voit de belles voitures de luxe. Les jeunes sont très à la mode. Ils font attention à leur apparence (ils portent des broches, ce que nous n'avions pas vu au Vietnam).

Nous logions dans le quartier prisé des jeunes touristes backpackers, Kao San Road. Toute la nuit durant, les rues sont congestionnées par des petits stands qui vendent des vêtements, des bijoux, des pad thaï, des fruits, des brochettes et du maïs. Il y en a même qui vendent des insectes grillés (y compris des coquerelles géantes) et il y a plein de gens qui en mangent!!!!!!!!! Les terrasses des bars envahissent les trottoirs, des éléphants se promènent pour qu'on les nourrisse. L'atmosphère électrisante de Kao San nous a incitée à faire la fête, mais cependant pas dans des bars fréquentés par de jeunes touristes qui veulent vivre un trip style Cancun, mais plus dans les endroits où des musiciens jouent de la musique live sur la rue. En Thaïlande, on y boit des buckets (coke, whiskey et red bull) au coût de 7$. Nous mangeons beaucoup mieux en Thaïlande qu'au Vietnam! On a découvert de bons petits restos abordables et ceux sur la rue sont toujours très bien! Il faut dire que nous nous sommes habitués aux normes d'hygiène asiatique!

En Thailande, il y a un grand mouvement social difficile à comprendre et dont son origine nous est inconnue. Il s'agit du phénomène des ladyboys : des hommes qui se font passer pour des femmes. Ils sont pour la plupart assez jeunes (18-30 ans) et cela semble être accepté par toute la population. Il arrive fréquemment de se faire aborder par une femme qui est en réalité un homme! C'en est même devenu un running gag puisque les Thaïlandais et les touristes s'appellent "ladyboy" entre eux pour se taquiner.

Le Muay Thaï est un art martial qui a été créé en Thaïlande. Nick qui est un grand fanatique de la boxe thaïlandaise tenait absolument à voir un combat dans un des plus grands amphithéâtres de Bangkok, le Rajadamnern Boxing. Nous avions extrêmement hâte d'y assister, mais une fois rendus sur les lieux, mon enthousiasme s'est estompé... ce stade était un vrai nid à coquerelles de toutes les tailles! Ceux qui me connaissent bien, savent que j'ai une phobie extrême de ces horribles insectes. Pour notre petite sortie en amoureux, j'avais décidé de mettre une petite robe et des sandales.. MAUVAISE IDÉE! Je pensais pouvoir m'en sortir en mettant mes jambes sur la chaise, mais elles grimpaient partout! J'ai commencé à paniquer lorsqu'il y en avait une dizaine autour de ma chaise. Nick a demandé pour qu'on change de place. J'ai passé les trois heures du combat crispée sur ma chaise avec mes pieds dans des sacs de plastique! Le stade était rempli de Thaïlandais qui riaient de ma phobie. Pendant ce temps, Nick prenait des photos et s'amusaient à tasser les coquerelles qui voulaient venir boire dans son verre de bière! Il a été cependant déçu puisque les combattants étaient âgés entre 14 et 20 ans.

Des coquerelles, il y en a partout à Bangkok. J'en vois en moyenne 25 par jour. Elles se promennent jour et nuit dans les rues, les magasins, restaurants et hôtels. Je suis devenue paranoïaque. J'ai toujours l'impression d'en avoir une sur moi! Pénible...

Nous avons aussi fait des visites plus touristiques et culturelles : promenade sur le fleuve Chao Phraya, visite du temple Wat Pho (celui avec l'immense Bouddha en or couché sur le côté), Wat Arun et nous avons passé une demi-journée à se promener dans un marché flottant situé à 1h30 de Bangkok. C'était très impressionnant de voir les gens marchander d'un canot à l'autre et d'un côté de la rive à l'autre. Ils se faisaient parvenir les achats et l'argent par un panier qui roulait sur une corde! La chaleur nous a empêchée de continuer à faire la visite du temple Wat Phra Kaeo et du Grand Palais.

Nous allions plutôt se réfugier à l'air climatisé. On a donc passé une journée à faire les grands centres d'achat de Bangkok. Un étage est réservé aux magasins de cellulaires. Pour se déplacer d'un centre commercial à l'autre, nous devons traverser une passerelle au-dessus de l'autoroute (juste un niveau en-dessous du métro aérien). Le jour de la St-Valentin, nous sommes allés au cinéma voir l'excellent film avec Brad Pitt : "The strange case of Benjamin Button". Nous étions les seuls Occidentaux dans la salle! Après 30 minutes de publicités en Thailandaïs, nous devions tous nous lever pour faire hommage au roi. C'était assez spécial! Au cinéma, ils vendent du popcorn aux fraises et des Kit Kat aux fraises et au thé vert! Les goûts sont probablement culturels, car je n'ai pas du tout aimé.

Nick avait une idée en tête depuis le début du voyage. Pour garder un souvenir ultime de cette aventure marquante, il voulait se faire tatouer... encore!

Ce qui peut sembler un simple coup de tête est en fait un processus complexe. En tentant de communiquer avec l'artiste qui ne parlait que Thaïlandais, il a dû non seulement trouver le design, mais il a aussi dû le modifier à son goût et ensuite expliquer au tatoueur ce qu'il voulait exactement. Nous n'avions que très peu de temps pour tout faire tant nos journées étaient chargées. Nick a donc fait faire son tatou à la dernière minute, une heure avant de prendre le train de nuit pour Chiang Mai! Le résultat est très satisfaisant! Il représente le dicton "everything is possible" écrit en Thaï avec une calligraphie se situant entre le style graffiti et l'écriture que l'on retrouve sur les affiches de film thaïlandais.

Après ce séjour de six journées à Bangkok, nous avons pris un train de nuit en direction de Chiang Mai (au Nord-Ouest de la Thaïlande). Nous nous attendions à beaucoup mieux que le train de nuit que nous avions pris au Vietnam, mais je fus complètement désilussionée lorsque je suis entrée dans le train. MY GOD! Il n'y avait pas de cabines privées... que deux rangées de lits à deux étages qui faisaient tout le corridor. Tout était ultra vieux et sale... y compris les toilettes turques... et devinez quoi? il y avait (encore une fois) des milliers de coquerelles qui grimpaient sur nos lits, nos sacs et nos souliers!!!!!... :(

Je ne pensais vraiment pas pouvoir faire 15 heures de trajet dans ces conditions, mais Nick m'a protégé en dormant avec moi dans un petit lit simple. Il a offert son lit à un de nos amis Australien (celui-ci avait payé que pour un siège).

P.S. Je n'ai pas accès à environ 200 photos que j'ai prises au Cambodge et en Thaïlande (problème de carte mémoire). Nick essaie de régler le problème. Nous ajouterons d'autres photos plus tard.

jeudi 12 février 2009

Bref aperçu du Cambodge et de ses temples

Plusieurs personnes nous ont recommandé de faire un petit arrêt à Siem Reap, au Cambodge, pour aller visiter les magnifiques temples d'Angkor. Les ruines de ces temples sont situées dans la région d'Angkor qui est l'ancienne capitale de l'Empire khmer qui prospéra du IXe au XVe siècle. Celles-ci sont classées au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.

Accompagnés d'un chauffeur de taxi, nous avons fait le tour de la majorité de ces temples. Il faisait si chaud que la deuxième journée, nous y sommes allés de 5h30 le matin à 10h et de 16h à 19h pour éviter la période de grande chaleur (environ 40 degrés).

Le temple que nous avons préféré est sans contredit "Ta Prohm" construit à la fin du XIIe siècle. Les murs de ce temple sont emprisonnés dans les racines d'arbres gigantesques! C'est vraiment très impressionnant!

Le temple le plus connu au Cambodge est Angkor Vat (ou Wat). Ce dernier est "le temple le mieux préservé d'Angkor, il est le seul à être resté un important centre religieux depuis sa fondation, premièrement hindou et dédié à Vishnou, puis bouddhiste. Il est le symbole du style classique de l'architecture khmère. Il est devenu le symbole du Cambodge, figurant sur son drapeau national, et il est le lieu touristique principal du pays." Cependant, nous n'avons pu apprécier que le magnifique soleil qui se levait derrière lui, car la grande majorité de ce temple était en restauration.


Certains temples sont très difficiles à escalader. La pierre s'étant érodée, les marches sont maintenant minuscules et très apiques. Très rapidement, nous éprouvions le vertige.

Un matin, nous sommes partis à 5h30 pour aller explorer un temple dans le fin fond de la jungle tropicale. Nous devions escalader durant 1,5 km parmi des lianes, des immenses roches, des araignées de la grosseur d'un hamburger, des singes et des petits serpents. Nous étions les seuls dans cette immense forêt puisqu'il était encore très tôt. Le son de la jungle est assez unique et surtout épeurant! On ne reconnaît aucun bruit et on ne sait surtout pas quel genre de bibittes il y a!!!! On aurait préféré se rendre à cet endroit situé à une heure de notre hôtel en scooter plutôt qu'en taxi puisque sur le chemin se trouvait des villages très représentatifs du Cambodge. Nous aurions pu entrer plus en contact avec les habitants éloignés du centre. Nous avons quand même pu observer leur mode de vie : les jeunes enfants plus riches partaient en uniforme à l'école sur des vélos beaucoup trop grands pour eux, les hommes s'occupaient de leur élevage et les femmes cuisinaient à l'extérieur de leur maison.

Nous voyageons souvent en tuk-tuk. Il s'agit d'une motocyclette qui tire un chariot très confortable même si nous recevons beaucoup de poussières sur les routes en terre. Je suis vraiment déçue que nous n'ayons pas ce moyen de transport à Montréal. C'est génial!

Le Cambodge est un pays où une grande partie de la population vit dans la pauvreté et souffre de malnutrition. Il nous a pas fallu aller très loin pour être confrontés à cela. La zone touristique est le seul endroit où l'on retrouve des routes en asphalte, des restaurants, des boutiques esthétiques, des cafés Internet et des hôtels de luxe. Mais ce quartier ne fait que quelques rues, il suffit de marcher quelques mètres pour franchir la frontière entre le quartier des touristes et celui des habitants. Un tout autre monde se présente alors à nous : des ordures traînent partout (il y a même un filet dans la rivière qui sert de barrière pour ne pas que les milliers de sacs à ordures qui flottent sur l'eau aillent vers le "beau côté" de la rivière), des jeunes enfants se promenent sans vêtement ou avec des vêtements complètement usés et sales et on se demande comment leurs maisons (des cabanes) font pour encore tenir debout.

La plupart des Cambodgiens habitant aux alentours de Siem Reap vivent du tourisme. À l'entrée et à la sortie de chacun des temples, une tonne d'enfants (parfois en très bas âge!!) sautent littéralement sur les touristes pour qu'ils leur achètent des boissons, des bijoux, des foulards, des guides touristique ou des cartes postales. Ces enfants sont si mignons et ils ont l'air si pauvres. C'est très dur de les voir dans cet état. Les enfants les plus vendeurs ont même appris la capitale et la langue parlée de chaque pays pour établir une connexion avec les touristes. Les parents utilisent leurs enfants pour venir nous charmer, mais il est clair qu'ils ont réellement besoin de notre argent.

En se rendant aux temples d'Angkor, nous sommes passés devant l'hôpital pour enfants très tôt le matin, vers 6h. Il y avait une file d'au moins 500 enfants malades qui attendaient sous une chaleur écrasante pour se faire soigner. La grande majorité d'eux repartiront bredouille en fin de journée. C'est atroce! Dans cette ville, on y retrouve aussi beaucoup d'amputés qui se promenent dans les rues sans prothèse. Ils marchent donc sur leurs membres coupés. Certains mendient, d'autres chantent des chansons locales pour se faire un peu d'argent.

Nous n'avions pas vu de mendiants au Vietnam. Nous ne savons pas si c'est culturel ou si c'est parce que le Vietnam est communisme, mais au Cambodge, il y en avait une tonne! Des mères très maigres transportaient leurs enfants sales et demandaient de l'argent pour les nourrir. Pour se faire quelques sous, certains se rendent jusqu'en Thailande pour acheter de l'essence à moindre coût et ensuite, ils la revende au Cambodge sur le bord de la rue dans des bouteilles en verre. Des enfants se promènent toute la journée autour de ces bouteilles et les gens fument aussi à proximité. Je ne crois pas qu'ils se rendent compte du danger que cela représente.

Voici un petit moment de défoulement signé par Nick...
Nous voilà après deux jours au Cambodge, du moins, à Siem Reap. Je dis du moins, car je ne crois pas que l'on puisse se faire une bonne idée du Cambodge en visitant seulement sa ville la plus touristique. J'exprime ici ma déception de n'avoir visité que cette région qui est gâchée par un tourisme de luxe dans un pays de pauvreté.

Quelle lâcheté de la part des riches d'ouvrir des hôtels 5 étoiles (jusqu'à 1200$US la nuit) entourés de bidonvilles. À deux pas d'un hôpital pour enfants bondé se trouve un hôtel avec piscine géante où sont stationnés des Mercedes et de gros SUV de luxe. Voir ces riches arriver par avion, sortir de leur hôtel que pour entrer dans un taxi climatisé en direction des temples m'a jetté par terre. Comment capter la saveur d'un pays en voyageant de cette manière?

En deux jours seulement, nous avons discuté avec une vingtaine de Cambodgiens qui nous ont donné leur opinion sur le sujet. Ils nous ont confirmé que malgré le fait que le tourisme aide l'économie locale, il est très difficile d'être confronté à cette richesse. Il faut comprendre que ces riches qui crèchent dans ces hôtels aident peu les habitants. Ces grands hôtels sont la propriété de riches Thailandais, Francais, Vietnamiens ou Américains. De même pour les grands restaurants.

Le plus difficile est d'entendre les commentaires des gens riches que nous croisons en visitant les temples. Ils se plaignent sans cesse de leur inconfort, de la nourriture, des transports et ils disent à voix haute comment ils ont hâte de retourner à l'hôtel pour manger et se baigner... On a envie de leur dire d'aller au Club Med!

Faits vietnamiens

Tu sais que tu es au Vietnam quand :
- une rue achalandée est un bon endroit pour faire un numéro 2;
- tu retrouves des tas de vidanges en feu tous les coins de rue;
- les femmes sont voilées de la tête aux pieds (pour ne pas bronzer);
- l'autoroute est empruntée par les vaches, les enfants, les cyclistes et les piétons;
- une table au soleil est une bonne manière de conserver la viande crue;
- un scooter peut servir de camion de déménagement;
- tous les produits de beauté contiennent des blanchissants pour la peau;
- toutes les coupures d'argent arborent le visage d'Hô-Chi-Minh;
- 100$us te rendent multimillionnaire;
- le klaxon est plus utilisé que les clignotants;
- un scooter sert de lit et qu'il peut transporter jusqu'à 6 personnes;
- il y a des chiens qui errent seuls toute la journée dans les rues;
- les hommes ont les ongles de la main deux fois plus longs que les femmes;
- le divertissement le plus populaire est le karaoké;
- la "Colgate" est à saveur de thé vert;
- toute la population est habillée en designers renommés...(D&G, Cavalli, etc.);
- le seul fastfood américain est un PFK;
- il y a 10 fois plus de scooters que de voitures;
- il n'y a aucun code de sécurité routière;
- tu as l'impression d'être dans un égout en permanence tellement ça sent fort.

dimanche 8 février 2009

L'ingéniosité d'un peuple

Nous ne pouvions pas venir dans le sud du Vietnam sans passer à côté du Delta du Mékong qui est un des plus grands fleuves du monde avec ses 4500 km. "Il part du Tibet en Chine, traverse la Chine, longe le Laos faisant une frontière avec une partie de la Birmanie et la Thailande, traverse ensuite le Cambodge en se subdivisant à la hauteur de Phnom Penh (Bissac et Mékong), puis, au Vietnam, il se subdivise encore en plusieurs embranchements avant de se jeter dans la Mer de Chine en divers endroits, d'où son nom vietnamien, le Fleuve des Neufs Dragons. Près de 70 millions d'habitants vivent directement dans son bassin versant.

Pour notre part, nous avons débuté par la région nommée My Tho. Un tout autre style de vie s'est alors présenté à nous. Ces gens utilisent le Mékong pour se nourir, se déplacer, faire du commerce, se nettoyer. Bref, pour vivre! Nous avons ensuite pu constater l'efficacité avec laquelle il utilise les ressources naturelles pour toutes sortes d'utilités. Par exemple, la noix de coco est utilisée à toutes les sauces : la fibre extérieure est réduite en poudre pour produire du carburant, la coquille est taillée pour en faire des objets décoratifs et bien sûr la chair et le lait de coco sont utilisés pour des multitudes de produits alimentaires. Idem pour le riz, le mais et le bambou pour nommer que ceux-ci.

Nous avons voulu enrichir notre expérience du Mékong en allant séjourner une nuit durant chez des habitants du village de Vinh Long. Cela nous a permis de cuisiner de bons plats vietnamiens avec nos hôtes, six autres touristes Allemands et deux Français.

Le lendemain, nous sommes allés voir le marché flottant de Cai Be, mais celui-ci était assez inactif vu les célébrations du nouvel an. En temps normal, des cultivateurs de 30 provinces différentes entourant le Mékong se rendent sur place pour vendre leurs fruits et légumes sur l'eau. Notre guide privée qui était très intéressante et à qui nous pouvions poser toutes nos questions quant au Vietnam, nous a amené dans une immense usine de briques (faites à base de boue aspirée du fond des rivières par des grands bateaux). C'était plutôt impressionant de voir toutes les étapes de fabrication.

Nous avons réalisé l'énorme efficacité et l'ingéniosité des habitants du Mékong après avoir vu comment ils utilisent les matières premières à leur plein potentiel.

La riche histoire du sud

Notre arrivée dans cette métropole fut ponctuée par un événement terrible. Saigon (appelée Hô-Chi-Minh-Ville depuis 1975) est reconnue pour ses grands embouteillages de motocyclettes. Au total, il y a en plus de 4,5 millions circulant dans tous les sens, encore une fois sans code de sécurité routière. Il est alors fréquent de voir des accidents plus ou moins graves un peu partout. Mais là, nous avons vu pire que tout... une vraie scène d'horreur. Nous nous promenions dans le quartier riche de HCMV, lorsque tout à coup, nous avons entendu des cris alarmants. Des hommes affolés sortirent d'un terrain clôturé en s'écriant des mots que nous n'avons pas compris, mais qui voulaient probablement dire : "J'ai une voiture pour les amener à l'hôpital!". Et tout de suite après, nous avons aperçu un autre homme transportant dans ses bras une jeune femme toute blanche qui avait le crâne ouvert et du sang qui lui coulait des yeux. Il l'a déposa dans la voiture. Une autre femme suiva, mais celle-ci était consciente et semblait dans un état moins grave. Nous repensons souvent à ce moment sans connaître leur sort. Nous étions totalement sous le choc.

Revenons à Saigon, cette grande ville qui est beaucoup plus capitaliste que ce que nous avons vu dans le Nord. Il y a une plus grande variété de tout : les voitures, les commerces, les maisons, etc. Elle est malheureusement très polluée par les millions de scooters, elle est aussi très sale (on vous épargne les détails) et il est difficile de se retrouver dans toute cette jungle parce que les habitants ne connaissent pas bien toutes les rues environnantes. Dans le quartier des backpackers (où se situe notre hôtel), nous sommes souvent confrontés au tourisme sexuel. Les hommes qui ont recours à ces services sont, pour la plupart du temps, des personnes qui ne sont pas choyées par la nature et qui viennent ici en pensant pouvoir acheter le plaisir et peut-être même de la confiance en soi... Même si elle est très achalandée, cette ville a un charme qu'on apprend à connaître.

Dans la ville de Tay Ninh (située à deux heures environ de HCMV) se trouve le siège d'une religion encore toute jeune, le Caodai. Cette religion emprunte les "bons côtés" des différentes religions existantes pour en faire une plus ouverte. Nous nous sommes rendus au temple de Cao Dai, construit en 1962, pour assister à la cérémonie de midi. Cet endroit vivant et coloré, nous a fait vibré lorsque tous les fidèles bien alignés se sont mis à méditer au son de la musique et des chants. Le Caodai est donc un heureux mélange du bouddhisme, du taoisme, du confucianisme, un peu du christianisme et de quelques autres religions. Nous sommes restés surpris lorsque nous avons appris qu'un des saints de cette religion est Victor Hugo!

Suivant la visite du temple de Cao Dai, nous nous sommes rendus à la ville de Cu Chi, située à 40km de HCMV. Cette ville au bagage historique énorme, nous a ouvert les yeux sur le passé très mouvementé (pour ne pas dire sanglant) des Vietnamiens. C'est dans cette région que vivaient les fameux VC Guerillas. Des irréductibles soldats Viet Congs (pro-communistes) qui se défendaient contre toutes sortes d'attaques à grande et petite échelles menées par les Américains. À l'aide des fameux systèmes de tunnels, pièges et autres ingéniosités, ils causèrent d'énormes pertes aux ennemis et ce, malgré le fait que la région entière ait été rasée pas les bombardements (le napalm et autres bombes chimiques). Forts de ce réseau de tunnels de plus de 250km creusés à partir des années 1960, ils menèrent une guerre suicide contre l'envahisseur. Plusieurs femmes et enfants se joignèrent aux rangs pour mourir dignement au combat plutôt que dans les massacres de leurs villages.Il infligèrent de nombreuses pertes aux forces du sud et contribuèrent grandement à la victoire psychologique des VC sur les soldats Américains. Je vous invite à lire l'histoire extraordinaire des habitants de Cu Chi dont le courage dépasse en loin leurs moyens sur Wikipedia ou dans le guide Lonely planet du Vietnam.


Lors de la visite sur les anciens sites de combats, nous avons eu la chance d'emprunter les tunnels des VC (ajustés aux touristes, car les tunnels originaux étaient minuscules) et d'en apprendre énormement sur l'histoire des villages. J'ai (Nick) également visité un champ de tir extérieur où j'ai eu la chance de tirer avec un M60 machine gun!!! WOW!!!


Nous aurons probablement la chance de découvrir cette ville importante qui nous réserve encore beaucoup de surprises et d'aventures!

vendredi 6 février 2009

La vie en tant que minorité

Notre trajet fut parsemé de petits malheurs qui se sont finalement bien conclus.

Nous avons tout d’abord entrepris une excursion en bateau sur 4 îles voisines à Nha Trang. Un tour soi-disant “fantastique” qui nous a grandement déçu… Nous étions les uniques touristes avec une trentaine de Vietnamiens à bord de cette croisière, donc le guide ne donnait jamais d’informations en anglais; malgré l’eau turquoise et le sable blanc, les plages étaient un peu décevantes (petites, bondées et des déchets traînaient un peu partout); la nourriture sur le bateau m’a rendu malade ET l’équipage du bateau chantait du karaoké à tue-tête (le karaoké est extrêmement populaire au Viêt Nam). Après deux chansons, on pensait sérieusement arrêter un pêcheur sur la mer pour lui demander de nous ramener à Nha Trang. La journée s’est quand même bien terminée. Le tour incluait un floating bar dans la mer et la visite d’un aquarium. Nous étions tout de même contents de revenir à notre magnifique hôtel et de savourer une très bonne pizza aux crevettes fraîches style four à bois d’un vrai restaurant italien.

Mais le lendemain, les choses se sont compliquées… j’ai commencé à être malade au point de ne plus pouvoir rien faire. J’étais clouée au lit. Nick a pris soin de moi toute la journée. Je ne voulais pas gâcher notre séjour à Nha Trang par une indigestion donc le jour d’après, je me suis forcée pour aller visiter le parc d’amusement de Vinpearl. En fait, nous voulions surtout prendre le téléphérique de 3km qui traverse l’océan pour rejoindre l’île très touristique nommée Vinpearl. Wow! C’était toute une expérience! Rien à voir avec les téléphériques des monts de ski du Québec! Nous étions environ à 80 mètres au-dessus de la mer et les forts vents d’après-midi faisaient valser notre gondole! On a bien failli s’évanouir lorsque le mécanisme s’est arrêté en plein milieu du trajet! Disons que ce n’est pas une embarcation recommandée pour ceux qui ont le vertige. Nous n’avons pas pu profiter pleinement de ce gigantesque parc puisque j’étais encore très mal en point. Mais nous avons tout de même joui de la très belle plage avec la vue sur Nha Trang et les montagnes. Les glissades d’eau étaient aussi bien amusantes!

Notre dernière journée à Nha Trang fut EXTRAORDINAIRE! Dans un magazine Géo, j’avais entendu parler des salines de DocLet qui semblaient magnifiques. Nous voulions s’y rendre, mais aucune agence touristique n’organisait de tour pour cet endroit. On a donc décidé d’y aller par nos propres moyens! Ce n’était qu’à 30 km donc on a loué un scooter plus ou moins en bon état… Le paysage des 20 premières minutes de notre escapade était à couper le souffle. Il faisait un soleil de plomb et nous traversions de grandes montagnes tout le long de la côte offrant une magnifique vue sur la mer turquoise. C’était comme dans les films! Un des plus beaux paysages que nous avons vu de notre vie! Après cette partie magique du trajet, nous avons dû prendre une route beaucoup plus achalandée et dangereuse. De gros camions se dépassaient à toute allure sur cette petite route à une voie. Nous devions constamment rouler sur l’accotement pour éviter de se faire ramasser par une voiture, un camion ou un autobus. Le seul problème est que sur l’accotement, il y a des gens à pied, à vélo, à sens inverse, il y a des troupeaux de vaches, des trous, des enfants, etc. et ce, sans parler de l’état horrible de la route. Je n’aurais jamais pu conduire plus de 5 minutes dans ces conditions, mais Nick est un pro. On vous montrera une vidéo qui exprime bien les deux heures (aller-retour) de stress que nous avons vécues! De plus, Nick voulait ajouter du piquant à notre aventure en décidant de ne pas se procurer de carte routière… il croyait qu’on allait se débrouiller en demandant aux personnes de la région… petit hic… personne ne parlait ni comprenait l’anglais! C’était donc pas mal n’importe quoi, mais ça fait partie de l’aventure! Une fois rendus, nous avons trouvé la belle plage de DocLet, mais nous n’avons jamais trouvé les champs de sel. Nous essayons de communiquer avec les habitants de ce village par des signes, mais ce fut inefficace. Finalement, nous avons trouvé un jeune garçon qui parlait quelques mots d’anglais et qui nous a indiqué le bon chemin. On devait emprunter une minuscule route de terre entourée de rizières qui s’étalaient à perte de vue. Ce chemin était rempli de petits morceaux de coquillages et ce qui devait arriver, arriva… nous avons eu une crevaison en plein milieu de nulle part sous une chaleur accablante!!!!!!!!!!! Nous devions régler ce problème au moins une heure avant la tombée du jour pour pouvoir retourner à Nha Trang, la route de nuit étant un véritable suicide. En marchant jusqu’au village, on a bien vite compris qu’une crevaison dans ce pays, ce n’est pas un problème du tout. Avec le nombre de scooters qu’ils ont, ils savent comment les réparer rapidement. On est donc rentrés chez une dame super sympathique qui nous a invité à prendre un verre d’eau chaude pendant qu’un jeune monsieur “patchait” notre pneu. À ce moment, on s’est vraiment sentis plus que jamais au Viêt Nam. Nous étions les deux seuls touristes du village et la barrière linguistique était bien présente. Les villageois nous regardaient avec curiosité et nous souriaient à pleines dents. Une mère m’a déposé son bébé dans les bras et elle était toute excitée! C’était vraiment un moment spécial à vivre. C’était comme si nous étions des extra-terrestres. Ils étaient super gentils. En moins de 15 minutes, notre scooter était réparé et nous avons pu reprendre la route vers Nha Trang.


Nous avons beaucoup aimé notre séjour dans cette ville très développée comparativement aux autres endroits que nous avons visités. Il y avait plein de bons restaurants de cuisine internationale et une tonne d’activités à faire! Mais l'essor du tourisme crée la demande et les prix s’en font ressentir… nous avons abandonné l’idée de faire du jet ski et du parasailing parce que ça revenait presque aussi cher que dans les grandes stations balnéaires du Mexique! Nous aurions aussi aimé aller se prélasser une journée dans des bains de boue version vietnamienne, mais le temps nous manquait. Nous devions partir pour Ho Chi Minh City afin de continuer notre périple.

mardi 3 février 2009

Hollywood in ViêtNam!


Vinpearl
Uploaded by djharmonix

Court résumé de notre journée au parc d'attractions de Vinpearl. Accessible par un téléphérique de plus de 3km au dessus de l'océan, Vinpearl est situé sur une île au large de Nha Trang. On y retrouve un parc aquatique, des boutiques et restaurants, des manèges et autres attractions.

Notez que j'ai changé de site d''hébergement pour les vidéos. J'utilise maintenant Dailymotion, car Youtube ne cesse de m'emmerder avec les droits d'auteur (j'utilise une chanson de Bob Marley dans ma vidéo). L'ironie est que vous pouvez retrouver des douzaines de vidéos de l'intégrale de cette chanson en effectuant une simple recherche sur Youtube...

dimanche 1 février 2009

Motorbike Madness

Voici une petite vidéo de conduite en scooter que j'ai montée rapidement pour vous démontrer le style de conduite au Viêt Nam. Rien de très spectaculaire, car les meilleurs moments sont toujours hors-caméra!



Maintenant que je peux monter des vidéos assez facilement, je vais en ajouter quelques-uns. Notez que ce ne sont pas des vidéos de la 5D mkII, mais bien de la SD870IS!!

samedi 31 janvier 2009

Chuc Mung Nam Moi... Bonne année 2009!

Étant donné que nous sommes en plein coeur de la période des fêtes du nouvel an chinois (la fête du Têt), nous avons eu beaucoup de difficulté à réserver des transports et des hôtels... tout était booké. Notre aventure pour se rendre d'Hoi An à Nha Trang a commencé par un vol d'avion qui a mal été réservé par le garçon de notre hôtel à Hanoi. Nous lui avions demandé de les prendre pour le 31 janvier et il les avait bookés pour le 5 février...! Lorsque nous avons demandé de changer les dates, il ne restait plus de place jusqu'au 5. Nous avons donc essayé de réserver des places pour le sleeping bus (autobus de nuit avec des lits), pour le train et pour l'autobus avec des bancs, mais tout était plein jusqu'au 5 février. Nous avons donc décidé d'embarquer avec un groupe de dix Chinois que nous venions de rencontrer qui avait décidé de louer un minibus pour s'y rendre. A 19h, nous sommes partis quatorze personnes (avec les deux chauffeurs) dans ce minuscule autobus qui était rempli de valises à craquer. Nous n'avions aucun espace pour nos jambes, il y avait toutes sortes d'odeurs et la route était extrêmement cahoteuse. Nous n'avons pas réussi à dormir de tout le trajet qui durait 10 heures. Nous nous sommes arrêtés sur le bord de la route pour faire pipi. Nous entendions des animaux se promener dans la broussaille, mais on ne voyait rien... c'était assez épeurant. Ensuite, on s'est arrêtés pour aller aux toilettes d`une station service... les toilettes turques étaient en décomposition et il y avait un immense trou dans la porte... on voyait tout! Autant ne pas avoir de porte du tout! Notre dernier arrêt fut dans un restaurant sur la rue à 3 heures du matin. Le conducteur et deux passagers sont allés s'acheter une soupe dans un des pires endroits que nous avons vu au Viêt Nam. Il y avait des bouts de viande (non-identifiée) partout sur le sol, en-dessous des petites tables à manger, il y avait des rats qui se promenaient et une odeur nauséabonde planait. Dans leur soupe, se trouvait le poulet et sa carcasse... ils mettaient tout dans leur bouche et ils faisaient le tri avec leurs dents pour ensuite recracher parterre les morceaux non désirés...

A 4h30 du matin, nous sommes arrivés à Nha Trang. Tous les hôtels affichaient complet. Nous avons décidé de quitter le groupe de Chinois pour se trouver une chambre pour deux personnes, ce qui risquait d'être plus facile. La majorité des hôtels étaient fermés. Nous sommes donc allés marcher sur le bord de la plage avec nos gros packsacs et nous nous sommes couchés sur la plage en attendant le lever du soleil au son des chauve-souris. Nick a pris de magnifiques photos du soleil qui se levait sur la mer en arrière des montagnes.



A 6h30 du matin, la ville était complètement réveillée, nous avons marché pour trouver un hôtel. Nous sommes tombés sur le jackpot! : une magnifique chambre avec balcon (vue sur les montagnes) pour 20$ la nuit! Voici la vue de notre balcon. :)



Nous vous raconterons plus tard notre séjour dans cette grande ville côtière.

Merci encore pour vos commentaires! C'est toujours un plaisir de savoir que vous aimez suivre nos aventures! On s'ennuie de vous, mais pas du froid québécois!

Une ville ancienne aux temps modernes

Après avoir passé plus d'une semaine dans le nord du Viêt Nam, nous avons pris l'avion en direction du centre vers la charmante ville nommée Hoi An.Nous sommes atteris à Da Nang située à 4 km de Hoi An vers 20h30. A 21h15, nous étions déjà rendus à destination. Nous n'avions pas réservé d'hôtel. Nous sommes donc rentrés dans chaque hôtel d'une des rues touristiques en demandant le prix de la chambre et en allant la visiter, ce qui est une pratique commune dans cette ville où il y a eu un boom touristique, il y a quelques années. Nick est rendu un expert en négociation! Nous avons réussi à payer une chambre cotée 3 étoiles en plein coeur de la vieille ville pour 15$ la nuit! Comprenant piscine, déjeuner et Wi-fi!

Nous nous sommes laissés bercer par le charme des petites rues au style européen et par l'ambiance décontractée de cette ville. Nous avons loué un scooter pour la première fois (3$ la journée!!!!). C'était assez stressant au début (surtout qu'il s'agissait d'une moto manuelle à 5 vitesses), mais Nick est un conducteur chevronné. Il conduit mieux que bien des locaux. Le truc est de toujours klaxonner pour prévenir que tu es là (au cas où un scooter déciderait de tourner, de faire un u-turn ou tout simplement de s'arrêter). Nous nous sommes donc rendus jusqu'à la plage de Cui Dai. Celle-ci était bondée de Vietnamiens puisque c'était le congé du jour de l'an (la fête du Têt). Nous avons trouvé un petit bout de plage éloigné où il n'y avait personne et nous en avons profiter durant quelques instants. Mais vu que nous allons voir des plages beaucoup plus belles durant notre voyage, nous avons préféré continuer notre visite de cette vieille ville qui a été nommée "Site du Patrimoine National de l'UNESCO" (tout comme la Baie d'Along).

Sur le bord de la rivière, il y a de magnifiques bâtises qui datent des années 1500 et qui ont été préservées durant les nombreuses guerres. On y retrouve plusieurs styles architecturaux (chinois, japonais et français). Cependant, nous sommes toujours très déçus de voir à quel point ils ne sont pas avancés au niveau technologique, ce qui pollue énormément. Les bateaux qui se promenent sur la rivière ont des moteurs des années 70 qui émanent une épaisse fumée noire.

En après-midi, une gentille Vietnamienne âgée de 70 ans nous a amené faire un tour de chaloupe sur la rivière Thu Bon. De là, nous avons vu le pont japonais construit en 1593 qui permettait de relier les quartiers habités par les Chinois et les Japonais.


Une des attractions principales d'Hoi An est les boutiques qui font des vêtements sur mesure, en particulier des complets. Nous étions un peu rétissants à cette idée, mais nous avons quand même pris la chance d'essayer. La formule est très simple : tu choisis le modèle du vêtement que tu veux ainsi que le tissu, tu fais prendre tes mesures et le tout est prêt le lendemain midi! C'est génial! Nous sommes allés dans un des tailleurs les plus reconnus d'Hoi An : A Dong Silk. Nick a acheté deux complets et moi, un tailleur et une robe. La robe nécessitait des retouches. Ils ont fait trois fois des retouches en l'espace de deux heures, le tout gratuitement! Le personnel était vraiment sympathique (comme partout ici) et il parlait français. Pour ne pas avoir à transporter tout ça durant le voyage, nous avons tout envoyé par la poste à Montréal!

Le Lonely Planet ainsi que plusieurs autres guides recommandent un restaurant de cuisine vietnamienne et italienne qui se nomme "Good Morning Viêt Nam". Après avoir fait trois fois la rue, nous avons compris que le restaurant avait changé de nom pour "Before & Now". Cet endroit affiche fièrement un design au style pop art avec des oeuvres prônant le communisme à saveur caricaturale. Sur les murs, on y retrouve des affiches de Che Guevara, de Bono ainsi qu'Hô Chi Minh. L'ambiance était amusante (quoi que très américaine), la nourriture plus ou moins bonne et les prix élevés.

On commence déja à constater une différence entre les gens plus au sud et ceux plus au nord. Les Vietnamiens du sud sont plus occidentalisés.

mardi 27 janvier 2009

Le mélange des cultures chinoises, vietnamiennes et laotiennes

Le 25 janvier, nous avons pris un train de nuit pour se rendre plus au nord encore du Viet Nâm, à la frontière de la Chine. Le train de nuit assez rudimentaire (toilettes turques... rien à voir avec le confort des trains d'Europe) nous a déposé dans la ville de Lao Cai à 5 heures du matin. A cette heure, la ville était complétement déserte et le brouillard lui donnait l'allure d'une ville en guerre. Un autobus touristique a fait le trajet de Lao Cai jusqu'à Sa pa, tout en haut de la montagne à 1600 mètres d'altitude. Les deux heures de route ne furent pas de tout repos!... la route de terre sinueuse était déjà assez épeurante, il y avait en plus du brouillard à profusion, on ne voyait pas plus d'un mètre en avant de nous. Il y a avait de la place que pour une voie, mais les véhicules circulaient dans les deux sens en plus des habitants qui marchaient sur la rue étant donné qu'il n'y a pas de trottoir. Pour rapporter le plus d'argent possible, ils ont chargé l'autobus à bloc (il y avait des gens assis sur d'autres personnes et les valises bloquaient la vue et la porte de sortie)... Bref, nous étions contents d'arriver au sommet!


Nous devions dormir chez un habitant, mais après avoir vu les maisons du village (maison n'est peut-être pas le mot approprié plutôt dire des cabanes en bambou), nous étions soulagés lorsqu'on nous a dit que les paysans ne recevaient aucun touriste vu qu'il faisait trop froid et que c'était le jour de l'an. On nous a donc donné une superbe chambre d'hôtel avec un grand balcon et avec la télé américaine!!! La vue devait être belle, mais nous ne pouvions rien voir à cause du brouillard. Par contre, il faisait super froid. Il n'y avait pas de chauffage dans la chambre et lorsque nous parlions, de la vapeur sortait de notre bouche. Au restaurant de l'hôtel, ils posaient un bol avec du charbon de bois à côté de chacune des tables pour se réchauffer!


La première journée, nous sommes allés faire du trekking dans les villages de Cat Cat et Sin Chai. Notre guide était une H'mong âgée de 19 ans. Les H'mongs sont une des six minorités culturelles de la région. Elle était super sympathique et en plus, elle parlait parfaitement anglais. Les jeunes filles h'mongs apprennent l'anglais toutes jeunes puisqu'elles doivent aller vendre des foulards et bijoux de la région aux touristes. C'est donc les touristes qui leur enseignent ce qu'elles connaissent. Elles sont tellement mignones et gentilles qu'on veut tout leur acheter, mais elles deviennent vite insistantes pour ne pas dire fatiguantes. Une petite fille de 6 ans qui était nus pieds, nous a suivi durant plus de 30 minutes en nous répétant la même phrase : "you buy one from me" avec un petit ton lyrique... on ne savait plus quoi faire pour lui dire de retourner chez elle.


C'est assez surprenant de voir que même si les Vietnamiens sont assez pauvres, ils ont tous un cellulaire (même sur le haut de la montagne, sur les fermes, les gens parlent aux cellulaires et ont une télévision avec satellite dans leur maison) .


Après avoir vu de magnifiques chutes d'eau, des forêts de bambou à perte de vue et une église qui date de l'invasion française, nous sommes rentrés à l'hôtel pour manger et écouter quatre films américains!!!! Il n'y avait pas d'activités prévues pour le restant de la journée et nous devions nous préparer pour les 7 km qui nous attendaient le lendemain matin.


Le lendemain, nous avons descendu la vallée de Muong Hoa par de petits sentiers bouetteux. J'ai failli me fouler la cheville à plusieurs reprises, mais grâce à Nick et à une vieille dame H'mong, j'ai survécu. Je suis quand même tombée deux fois. Les paysages de cette expédition étaient si beaux, l'air si frais, les rizières sentaient si bon et les différentes minorités culturelles si attachantes! Maman, papa, vous auriez adoré cette aventure! Nous avons exploré le village Ylinhho où ils pratiquent la culture du riz en étages et nous avons mangé sur le bord de la rivière Muong Hoa. Ensuite, en traversant le village de Ta Van, une nouvelle minorité culturelle s'est présentée à nous, les Tay. Ces derniers vivent beaucoup de l'influence chinoise et laotienne. Ce fut une magnifique journée! Le brouillard qui était présent en permanence vu la saison hivernale a procuré une atmosphère très spéciale à notre aventure dans la région de Sa pa. Nous avions l'impression d'être dans un rêve.


Nous avons encore rencontré de nouvelles personnes super sympathiques de Nouvelle-Zélande, d'Israel et du Québec! On a échangé sur nos itinéraires, on s'est donnés des conseils pour ensuite se quitter et se souhaiter bon voyage! Nous avons repris le train de nuit en direction d'Hanoi et nous partons ce soir pour Hoi An (dans le sud enfin!) en avion.


Nous commençons de plus en plus à s'aventurer avec la nourriture. Nous mangeons de la viande, des oeufs, du fromage, etc. Nous ne sommes toujours pas malade… que des petits malaises parfois... avec les odeurs et tout c'est normal.


On espère qu'il ne fait pas trop froid au Québec! À bientôt!


Il y a encore des nouvelles photos sur le site de Nick.


jeudi 22 janvier 2009

Contraste marqué entre l'Occident et l'Orient


Nous sommes au Viêt Nam depuis 3 jours, mais nous avons l’impression d’y être depuis des semaines.

Presque tout ce que nous voyons est nouveau pour nous, mais très captivant et intéressant. Notre simple escale à Tokyo, au Japon, nous a chamboulée! Commençons par notre arrivée dans la capitale du Viêt Nam, Hanoi. Vers 23h, le 22 janvier, un taxi nous amène à notre guesthouse dans la vieille ville d’Hanoi. Peu de rues sont illuminées, nous voyons des petits feux un peu partout aux intersections. Le taxi s’arrête dans une rue si petite, on aurait dit une ruelle. Le réceptionniste de l’hôtel nous ouvre la porte, il dormait parterre dans l’entrée. Un peu dépaysés et surtout fatigués de ces 36 heures de trajet, nous nous sommes couchés sans trop nous poser de questions. Très tôt le matin, le chant des coqs et le bruit des motocyclettes nous réveillent. On débute la journée en discutant avec le staff de l’hôtel. Ce sont tous des jeunes super sympathiques qui nous aident à planifier notre séjour dans le nord du Viêt Nam. Ils nous ont même trouvé des billets d’avion pas trop chers pour se déplacer vers le sud! Ensuite, nous avons entrepris une longue balade dans les rues d’Hanoi. Dans cette ville, il n’y a presque pas de voitures que des scooters, en tout 2 millions. Les rues sont très étroites, les gens mangent sur les trottoirs sur des petites tables d’enfants et la circulation n’est pas régie par un système précis : tu peux rouler où tu veux (même à contresens!), tourner où tu veux et quand tu veux en autant que tu klaxonnes...vous vous imaginez un peu le chaos! Les premières fois où nous avons traversé une rue, nous avons pensé ne pas s’en sortir vivant! Il n’y a pas de feux de circulation, ni d’arrêts, rien! Le truc, c’est de foncer! Sans même regarder, un chemin se forme devant toi... c’est très étrange et surtout très épeurant! Mais après seulement une journée, nous sommes devenus des experts! Une heure à peine après avoir entrepris notre marche, nous étions étourdis par le bruit et les émanations des scooters. J’ai du allé acheter un petit masque comme la plupart des Vietnamiens portent pour ne pas avoir un mal de tête. Nous croyons qu’ils portaient ces masques pour la pollution et les bactéries, mais après avoir vu des personnes à la campagne en porter, nous avons compris qu’ils servaient aussi à se protéger du soleil et du froid. Outre la quantité de personnes et surtout de scooters, l’hygiène nous a beaucoup marquée. Leur cuisine est la rue, leur table à manger est la rue, leur poubelle est la rue. Les aliments ne sont pas réfrigérés. Tout est étendu sur une table (dans la rue) à la température ambiante y compris la volaille et la viande rouge. Nous avons réussi à ne pas être malade jusqu‘à maintenant! Nous avons mangé du boeuf (qui selon un des guides à qui nous avons parlé serait du chien!...!......!), du poulet, du poisson, mais je vous avouerai que nous avons mangé plus du riz et des chips qu’autre chose.


Le deuxième jour, nous sommes allés dans la magnifique Baie d’Along. Malgré le temps un peu maussade, Nick a pu prendre de très belles photos. Nous avons explorés des cavernes incroyables, nous avons fait du kayak entre les rochers, nous avons fait du vélo sur une île où vivent des paysans. C’était incroyable. Sur le bateau qui nous a amené là-bas, nous avons rencontré deux Américains (une fille du Texas, un gars de la Caroline du Sud) et un gars qui venait de Galles. Nick a fait le party avec eux et avec le staff vietnamien sur le bateau pendant que moi je dormais. Je me suis couchée à 19 heures! Voir toutes ces nouvelles choses me rendent super fatiguée à la fin de la journée!





Présentement, nous sommes sur l’île de Cat Ba. Il fait assez froid (environ 12 degrés). Nous sommes allés se perdre dans un village éloigné des touristes. Quelle belle expérience! Tout le monde nous regardait et nous disait : hello! Les gens ici vivent avec si peu et ils ont l’air si bien! Tout est si différent de chez nous. Ils réutilissent chaque bout d’objet pour réparer quelque chose ou pour en faire un autre objet. Les déchets, ils les brûlent devant leur maison sur le trottoir. Il y a des chiens et des poules partout. Pour voir plus de photos, vous pouvez aller sur le site de Nick (www.pbase.com/nicolasshapiro/asia).

Demain soir, nous partons pour Sa pa, une région où vivent plusieurs minorités ethniques dans le nord du Viêt Nam, très près de la frontière chinoise. Nous allons manquer les festivités du nouvel an chinois, le 26 janvier, dans les rues d’Hanoi puisque nous serons à la campagne. Peut-être allons-nous reporter notre escapade d’une journée... à suivre.

On vous donne des nouvelles dès que nous pouvons!
Merci de nous lire et de nous écrire!
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mercredi 21 janvier 2009

Arrivée au Vietnam

WOW!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

On se prépare depuis 6 mois en s'attendant à une claque dans la face (phrase clichée), mais le choc qu'on a reçu se décrirait plus comme un roundhouse kick de Chuck Norris en pleine gueule. Je vous épargne mes commentaires sur les 24hrs d'avion..... Sans écrire un roman, je vous dirais que l'hôtel est très ghetto, mais ça fait partie de l'aventure.

Le staff de l'hôtel est extrêmement gentil et nous avons tout booké au Vietnam grâce a lui. Tous nos vols internes et nos excursions sont réglés! Nous sommes donc très soulagés de ne pas avoir à tout organiser au fur et à mesure que nous découvrons les villes.

Je vais tenter de poster des photos bientôt, mais ce n'est pas évident puisque nous avons pas Internet sur mon petit laptop pour l'instant, seulement l'ordinateur de l'hôtel... Je mettrai des photos en revenant de nos excursions le 29 janvier.

Nick

mardi 20 janvier 2009

Derniers moments en Amérique...

Dans une heure, nous partons pour l'aéroport!
Ca fait un peu bizarre d'aller prendre une douche à 2 heures du matin!

Pour ceux qui veulent correspondre en direct avec nous, vous pouvez télécharger le logiciel Skype.
Notre nom est : djharmonix (montréal-québec).

On vous donnera signe de vie à notre arrivée à Hanoi, au Vietnam.
Nous devrions y être le 21 janvier au matin (pour vous) et le soir (pour nous).
Il y a 12 heures de décalage!

A+

mardi 13 janvier 2009

Moins d'une semaine avant le grand jour!

Dans exactement 7 jours, l'aventure commence!

La prochaine semaine sera assez chargée... nous devons terminer les préparatifs, choisir quels vêtements je laisserai à la maison (ce qui risque de prendre une journée dans mon cas- Marie) et fêter notre départ avec tous nos amis et notre famille!

Nous prenons l'avion de Montréal à 6h mardi matin. Direction : Chicago. Ensuite, nous embarquons à bord d'un boeing 777 pour 14 heures de vol vers Tokyo! Pour enfin terminer cet interminable trajet à Hanoi au Vietnam, le 21 janvier à minuit. Ouf! L'hôtel sera le premier endroit que nous irons visiter, je crois...

Grosso modo, notre itinéraire se résume ainsi :
- 1 semaine au nord du Vietnam (Sapa, Hanoi, Baie d'Halong)
- 2 semaines au sud du Vietnam (HCMV, Nha Trang, Dalat, Phan Tiet, Delta du Mékong)
- 1 semaine au Cambodge (Phonm Penh et Siem Reap)
- 1 semaine au nord de la Thailande (Chiang Mai, Chiang Rai, Pai et peut-être Le Triangle d'Or)
- 2-3 semaines dans les îles du sud de la Thailande!!! (Ko Phi Phi, Ko Lanta, Phuket, Ko Tao...)

Nous avons tellement hâte!! C'est incroyable!

Nous tenterons de vous tenir au courant le plus souvent possible tout en essayant de rester un peu déconnectés de notre chez soi pour profiter au maximum de cette aventure qui passera si vite.

En espérant que vous preniez plaisir à nous lire! Écrivez-nous!

vendredi 19 décembre 2008

1 mois avant le départ

J'inaugure officiellement le blog de notre vogage en Asie du Sud-Est.
Nous sommes une semaine à peine avant le 25 décembre et nous avons énormement de choses à planifier au niveau de l'équipement photo et de l'itinéraire de ce voyage de 2 mois. Notre plus long à vie! Nick