vendredi 20 mars 2009

Le mot de la fin

Nous tenons à dire un gros merci à tous ceux et celles qui ont suivi notre aventure via ce blog ou avec les merveilleuses photos que Nick a prises! Vous nous avez encouragé à poursuivre l'écriture de ces récits dans les moments les plus occupés et vous nous avez aussi poussé à accomplir une tonne d'aventures excitantes! On se revoit à Montréal TRÈS prochainement! Merci!

STATISTIQUES DU VOYAGE
Nombre de vols d'avion : 10
Chambre d'hôtel la plus dispendieuse : 26$
Chambre d'hôtel la moins dispendieuse : 8$
Trajet d'autobus le plus long : 12hrs
Trajet de train le plus long : 14hrs
Nombre total de photos prises (Marie et Nick) : 8298
Nombre de Québécois rencontrés : 7
Nombre d'îles visitées : 8
Nombre de nuits passées dans les transports : 7
Nombre de motos louées : 8
Top speed en scooter (Nick) : 120km/h
Nombre de mots Thaï appris (Nick) : 35

Nombre de km parcourus en Asie seulement : 5896.636 km
Nombre de km porte à porte : 28900 km


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www.photo-residence.com

Intense jusqu'aux derniers instants

Pour la fin de notre aventure, nous avions prévu faire de la plongée sous-marine au meilleur endroit au niveau qualité-prix de toute la Thaïlande. Koh Tao est une île très riche et diversifiée en flore et faune aquatique et elle est le deuxième endroit le plus abordable pour pratiquer la plongée au monde! Plusieurs personnes nous avaient conseillé de suivre le cours avec Ban's diving resort qui est l'école de plongée PADI la plus populaire de l'île. Amatrice que je suis de la baignade et des poissons exotiques, j'ai décidé de faire le cours OPEN WATER sans Nick, car la plongée n'est pas vraiment son truc et aussi, car le coût du cours est assez élevé (300$ Canadien). Le logement est gratuit lorsque nous prenons un cours avec cette compagnie. Nick a donc été hébergé gratuitement pendant que je suivais le cours!

Je me suis donc, pendant quelques jours, remise aux études! J'avais demandé un instructeur en français pour apprendre la théorie afin de ne pas passer à côté d'une information importante qui pourrait me nuire une fois rendue à 18 mètres sous l'eau. J'étais la seule élève qui voulait suivre une formation en français. J`ai donc eu droit à un cours privé avec un jeune dive master français qui habite en Thaïlande depuis des années. Je devais apprendre un livre et suivre des cours théoriques comme à l'école! Excepté que la vue de ma salle de classe était la mer turquoise... J'ai passé les tests et l'examen final haut la main. C'est au niveau de la mise en pratique que tout s'est gâté...

Mon instructeur ne pouvait pas m'accompagner pour faire les quatre plongées requises pour passer le cours puisqu'il avait d'autres engagements. J'allais donc devoir faire tout le côté pratique avec un groupe d'anglophones, ce qui faisait plus ou moins mon affaire puisque j'ai rencontré le groupe de huit personnes et le dive master que quelques minutes avant de plonger. J'étais assez anxieuse (ceux qui ont déjà fait de la plongée comprendront que respirer avec le détendeur et faire tous les exercices sous l'eau est plutôt stressant, surtout la première fois).

En plongée sous-marine, nous devons se mettre avec un pair afin que chacun veille sur l'autre et lui vienne en aide si jamais un des deux manquerait d'air ou éprouverait un problème quelconque. J'ai eu la chance de tomber sur un partenaire super sympathique, mais qui n'avait pas du tout peur et qui voulait profiter de la plongée au maximum. Cela m'a mis un peu de pression, car je ne voulais pas gâcher son aventure si jamais je voulais remonter à la surface ou quoi que ce soit.

Bref, j'ai fait la première plongée avec succès. Nous sommes restés à 12 mètres de profondeur pendant une heure. Il faisait tellement froid à ce niveau! Il suffisait de monter 2-3 mètres pour retrouver la chaleur. Mes oreilles bloquaient à cause de la pression. Nous devions faire des exercices en profondeur pour montrer que nous étions capables de se débrouiller sous l'eau en cas de problème. Nous avons fait plusieurs simulations sous l'eau : une panne d'air, la perte de notre embout pour respirer, le masque rempli d'eau, etc., et ce à 12 mètres sous l'eau!

Après cette plongée, je ne me sentais vraiment pas bien. Peut-être à cause du stress, peut-être que je ne respirais pas assez profondément et lentement sous l'eau, peut-être à cause du mal de mer... je ne sais pas! Il y avait plusieurs personnes qui vomissaient sur le bateau tellement la mer était agitée. Pour ma part, j'ai dégobillé trois fois et tout de suite après, on m'a demandé de remettre tout l'équipement (qui pèse une tonne hors de l'eau!) pour retourner faire une autre plongée d'une heure. Je n'avais pas du tout d'énergie et je ne me sentais pas du tout prête à retourner. Mon groupe m'a convaincu d'enfiler la combinaison, le gilet et la bombonne et de sauter à l'eau (saut de 2 mètres avec tout léquipement!). Aussitôt que nous avons commencé à descendre de plus en plus profond, j'ai fait signe à l'instructeur que je ne pouvais pas suivre...

Étant donné que je n'avais pas fait la deuxième plongée de 12 mètres obligatoire pour effectuer les deux autres plongées de 18 mètres, je n'ai pas pu terminer mon cours. J'ai eu une certification disant que j'ai passé le niveau théorique et que j'ai fait une plongée avec succès. Je peux donc présenter ce papier au prochain endroit où je vais vouloir poursuivre mon cours. Je suis cependant un peu déçue de ne pas l'avoir terminé. Surtout après avoir vu la vidéo de mon groupe lorsqu'ils ont fait la dernière plongée de 18 mètres avec des poissons incroyablement beaux! Mais bon, je vais sans aucun doute le poursuivre une prochaine fois avec une personne que je connais. Avis aux intéressés!

Revenons à Koh Tao! C'est un endroit vraiment charmant où l'on retrouve une foule de plongeurs qui viennent des quatre coins du monde. Comme partout en Thaïlande, on y rencontre davantage des Européens et des Australiens. On y retrouve des petits bars et restaurants sur la plage qui sont abordables, très bons et qui proposent une ambiance détendue et joyeuse.

Pendant que je suivais mon cours, Nick allait se promener en motocross sur les routes de campagne. Il n'y a qu'une seule route d'asphalte sur toute l'île. Lorsque j'ai terminé/abandonné mon cours, Nick m'a emmené à une plage où nous pouvions se baigner avec des requins. Nous devions rester jusqu'en fin d'après-midi pour les apercevoir, mais nous pouvions pas rester aussi tard, car nous étions loin de notre hôtel et des routes non éclairées et assez dangereuses nous attendaient...

Le lendemain, nous sommes retournés en motocross sur ces routes de terre montagneuses et pleines de trous causés par les fortes pluies pour aller rendre visite à des amis que Nick s'était fait pendant que je suivais mon cours. Le terrain accidenté était très glissant. Il y avait une tonne de petites roches comme des billes sur la chaussée. Alors, nous descendions les pentes apiques très lentement. Les roues ont cependant dérapées à un certain moment et nous sommes tombés sur le côté. Nous n'avons rien eu de grave... Que quelques écorchures du côté droit pour ma part et Nick s'est fait une brûlure sur la jambe. Depuis le début du voyage, nous avions entendu des histoires de voyageurs qui avaient fait de petites égratignures sur un scooter et qui devaient payer un montant faramineux lorsque qu'ils rapportaient la moto au centre de location. C'est tout de même un bon moyen pour les Thaïlandais de se faire de l'argent.

Cependant, Nick n'était pas chaud à l'idée de se faire arnaquer comme les autres touristes. Il y avait quand même trois endroits où il n'y avait plus de peinture et une des pédales était croche. Nick a donc décidé d'aller se faire ami avec les gens du garage du coin. Il a emprunté du papier sablé et un peu de peinture pour faire lui-même les réparations. Il avait une super bonne relation avec la personne qui nous a loué la moto. Celui-ci nous a chargé uniquement 15$ pour la pédale que nous n'avions pas pu réparer. Ce fut un grand soulagement pour nous, surtout après avoir vu les clients juste avant nous débourser plus de 150$ U.S. chacun!

Après quelques journées de plage et de détente, nous sommes repartis en direction de Bangkok avec un autobus de nuit. Sur le trajet, nous nous sommes arrêtés à deux endroits qui nous ont rappelé la vraie Thaïlande que nous ne retrouvons pas dans les îles. La Thaïlande asiatique où l'on voit de grands marchés avec un million de sacs de nourriture sèche impossible à identifier, où il y a que des toilettes turques infectes, où des petits enfants jouent dans les ruelles tard le soir, où les gens sont sympathiques et veulent discuter avec les touristes sans penser uniquement à en retirer de l'argent. Nous étions contents de revoir cette partie du pays pour conclure notre voyage.

Nous passerons donc notre dernière journée à magasiner pour des souvenirs (avec le peu d'argent que nous avons!), à manger pour la dernière fois sur la rue, à rencontrer des amis que nous nous sommes fait un peu plus tôt et à réaliser que nous quittons l'Asie pour un pays organisé, propre et froid!

Vous remarquerez qu'il n'y a pas beaucoup de photos de la fin de notre voyage puisque Nick ne voulait pas endommager son matériel avec le sable et aussi parce que nous étions dans des endroits plus touristiques et donc, selon nous, moins intéressants à prendre en photo.

lundi 16 mars 2009

Paix et joie

Nous avons ensuite quitté la merveilleuse mer Andaman pour le Golfe de la Thaïlande. Après avoir pris trois minibus et un traversier, nous sommes arrivés sur l'île de Ko Pha Ngan. La nuit commençait à tomber et nous voulions se rendre rapidement à l'endroit où nous devions dormir qui se trouvait en dehors de la région touristique. Un chauffeur de taxi nous a annoncé que le prix du trajet pour se rendre à notre bungalow était de 50$ Canadien (1000 Baths)!! Cette somme élevée est due à l'état sauvage de la route pour s'y rendre et au danger des chemins sinueux, montagneux et étroits. Après quelques négociations ardues, nous avons réussi à descendre le prix à 800 Baths et une fois rendus sur la route, nous avons compris la raison de ce montant.

Nous n'avons rien regretté lorsque nous avons vu l'endroit... nous sommes arrivés sur cette petite plage perdue dans le nord de l'île à l'heure du souper. Les quelques touristes qui s'y trouvaient mangeaient des fruits de mer frais sur des petites tables basses directement sur le sable. La pleine lune faisait briller la mer et le feu de camp rajoutait un petit quelque chose à l'ambiance décontractée de cet endroit paisible. Pour 300 Baths (12$ Canadien) la nuit, nous avions un balcon avec la vue sur la mer! Il faut dire que Nick a négocié le prix puisque la toilette, le lavabo et le ventilateur ne fonctionnaient pas et l'eau de la douche était gelée!!! et... il y avait pas mal de coquerelles! mais bon, nous sommes habitués maintenant.

Sur cette plage nommée Thaan Sadet, on y retrouve que trois petits restaurants, une vingtaine de bungalows et... LA MER à perte de vue! Le repos complet à l'écart de la jungle urbaine située à quelques kilomètres de là. Cependant, nous devions faire certaines concessions pour cette détente : il n'y avait de l'électricité que de 18h à minuit. Ce n'était pas trop satisfaisant de voir notre petit ventilateur emprunté s'éteindre à minuit.

C'est la première fois du voyage que nous nous sommes vraiment reposés sans penser à ce que nous pourrions visiter ou faire. On n'avait qu'à se demander si on voulait nager, dormir ou manger! J'ai même pris le temps de lire un livre! Le seul moment où nous avons repris contact avec la civilisation est le 10 mars pour le très célèbre FULL MOON PARTY. Ce gigantesque party sur le plage (un vrai rave extérieur) a lieu sur la très belle plage de sable blanc et fin appelée Had Rin. Pour s'y rendre, nous devions payer 800 Baths pour un taxi boat, ce qui est complètement au-dessus de nos moyens. Nous avons donc décidé de louer un scooter avec des pneus de motocross pour traverser la route suicidaire qui se rend jusqu'à la ville. Tout s'est bien passé... même si j'ai vraiment eu la chienne!!! Nous ne voyions pas et n'entendions pas les voitures qui venaient à toute allure dans le sens inverse. En plus, il y avait plein de trous et de grosses roches sur la route de terre... Tout cela a cependant valu la peine puisque le party était génial.

Le Full Moon Party c'est 1km de plage où des gens de partout dans le monde se réunissent pour faire la fête jusqu'au lever du soleil. C'est une dizaine de bars qui mettent de la musique à tue-tête. C'est des buckets (petits sceaux de plastique remplis d'une bouteille de rhum, du coke et du Red Bull) à 300 Baths. C'est des hommes qui utilisent la mer comme urinoir. C'est des spectacles de feu à couper le souffle. C'est des gens barbouillés de peinture fluorescente partout sur le corps. C'est une chose à voir dans sa vie!







Nous savions que plusieurs personnes que nous avions rencontrées dans notre voyage allaient être présentes, mais nous n'avions pas eu le temps d'entrer en contact avec elles vu que nous restions sur une plage sans électricité. Nous avons quand même réussi à les retrouver parmi cette foule! Nous sommes repartis vers 6h du matin, au lever du soleil, pour éviter de conduire la nuit. La route du retour fut quand même éprouvante puisque nous devions conduire avec une tonne de pick-up remplis de fêtards qui voulaient rentrer à leur hôtel.

Nous adorions notre petit havre de paix jusqu'à temps que les choses se compliquent... Nick est toujours super sympathique avec les Thaïs. Il leur pose des questions sur eux et leur sourit même si ceux-ci ne sont pas toujours réceptifs. Il avait fait plusieurs bonnes affaires avec un petit commerce (location d'un scooter, utilisation d'Internet, repas, etc.), mais la femme du propriétaire a juste décidé qu'elle ne l'aimait pas. Le jour avant que nous quittions cette île, elle s'est mise à crier après Nick pour aucune raison. Il tentait juste de lui expliquer que le Français avec qui elle parlait ne comprenait pas l'anglais. Et là, elle voulait lui lancer une cannette de coke par la tête et elle a même pris un ouvre-bouteille dans sa main en le menaçant et ce, devant tous les clients du restaurant. Je parlais avec un groupe de touristes et il me disait que les employés de cet endroit n'étaient vraiment pas gentils et qu'ils se foutaient vraiment de tout. Nous voulions porter plainte, mais tout le monde dans ce coin de l'île venait de la même famille et quand on leur a raconté l'histoire, ils se sont mis à rire... Disons que nous n'avions plus trop envie de rester sur cette plage. Le lendemain matin, nous sommes allés attendre le bus du jour dans un petit restaurant en retrait et nous avons rencontrés des Thaïlandais super sympathiques et drôles... nous aurions dû rester chez eux à la place! Nous le saurons pour la prochaine fois!

Juste avant de prendre le bateau pour se rendre à la dernière île de notre voyage, Ko Tao, nous sommes allés retirer de l'argent au guichet automatique et il a bouffé ma carte de débit... ce fut la course contre la montre pour réussir à trouver quelqu'un qui pouvait me la récupérer. Nous sommes arrivés juste à temps pour le traversier! Suite de l'aventure bientôt!

jeudi 12 mars 2009

La mer le jour, la culture la nuit

Malgré la beauté des îles Ko Phi Phi, nous devions se diriger vers la terre ferme puisque les prix étaient beaucoup trop exorbitants pour les petits backpackers que nous sommes. Avant de se rendre à Krabi Town, nous nous sommes arrêtés pour une journée à Railay, une plage à partir de laquelle nous avons une vue prenante sur les îles de la côte Ouest. Nous dormions sur le côté Est de l'île où l'on peut trouver des bungalows à bas prix. Ce côté est beaucoup plus authentique et moins entretenu que le côté Ouest. Cependant, de nombreuses traces de tsunamis se font voir et sentir... des tonnes de déchets traînent en avant des hôtels et restaurants. Disons qu'on ne veut pas manger sur la terrasse... Nous ne pouvons pas non plus se baigner de ce côté, donc nous marchions à peine 5 minutes pour se rendre à la belle "plage de sable corallien au bord d'une mer vert émeraude encastrée dans des formations karstiques." Nous avons passé une journée magnifique sous le soleil alternant entre la baignade et le bronzage sur une plage en forme de croissant d'où on pouvait apercevoir des alpinistes grimper sur les falaises entourant la baie.

Le lendemain, nous sommes partis vers Ao Nang Beach et avons pris un autobus public pour se rendre à Krabi Town. Ce n'est pas que nous voulions quitter la plage, mais nous devions se rendre à la frontière de la Malaysie (10 heures aller-retour) pour prolonger notre visa en Thaïlande. Nous n'avions pas prévu rester aussi longtemps dans ce pays et si nous nous faisons prendre avec un visa expiré, nous devons non seulement payer 500 Baths par jour, mais nous sommes emprisonnés, bannis et déportés dans notre pays. Malgré le long trajet d'autobus, le processus est simple : tu quittes la Thaïlande à pieds, tu entres en Malaisie pour y ressortir aussitôt et tu reviens en Thaïlande. Tu as alors une extension de ton visa pour 14 jours. Ce ne fut pas trop long à la frontière, mais la chaleur nous donnait l'impression d'être dans le désert. Il faisait si chaud et l'autobus qui devait être climatisé, ne l'était pas vraiment... On collait sur nos bancs et ce, pendant 10 heures de trajet!... :-(

Étant donné que notre guesthouse à Krabi Town n'était vraiment pas cher (10$ la nuit pour deux personnes), nous sommes restés quelques jours de plus et avons décidé de louer un scooter pour se rendre à la plage située à environ 30 minutes de la ville. La plage d'Ao Nang qui est bordée d'une rue commerciale où l'on y retrouve Burger King et Haagen-Dazs, n'était pas très belle... nous étions habitués aux plages d'eau turquoise à sable fin tandis que celle-ci était de couleur brunâtre avec un sable très grossier.

J'avais vu sur une carte postale une plage incroyable où à une certaine heure de la journée (en fonction de la marée), un passage sinueux de sable blanc se dessine entre deux magnifiques îles, Koh Mor et Koh Khwan. Nous devions regrouper au moins 8 personnes pour y aller, car sinon le coût du taxi boat pour se rendre à cet endroit qui est très proche de la côte où nous étions s'élevait à 100$. Si nous étions plus, nous n'avions qu'à diviser le prix. Après avoir trouvé trois autres couples, nous avons navigué jusqu'à ces superbes îles. Nous étions partis tôt le matin pour apercevoir le phénomène tout au long de la journée. Vers 9h30, il n'y avait presque personne. Même s'il y avait beaucoup d'eau, nous pouvions marcher entre les deux îles (Nick avait de l'eau jusqu'aux épaules et moi, je flottais sur un matelas gonflable à ces côtés). Vers 11h, le corridor de sable commençait à se former aux extrémités et vers midi, nous pouvions complètement traverser sans se mouiller les pieds. À cette heure, il y avait une tonne de touristes Thaïlandais (vu que nous étions le week-end) et il n'y avait plus beaucoup d'eau pour se baigner. J'ai trouvé un endroit sur un côté d'une des deux îles où nous pouvions nager. Il faisait tellement chaud, nous devions absolument se rafraîchir un peu! Nick et moi nagions sur le matelas gonflable quand tout à coup Nick a glissé, il est tombé dans l'eau et il a frappé une plante aquatique super piquante (sorte de cactus marin) avec la paume de sa main. J'ai tout de suite vu dans ses yeux que ça lui faisait vraiment mal. Il y avait plusieurs piques enfoncés dans sa main et ses doigts qui saignaient. Il croyait que les piques étaient venimeux puisque sa main était complètement engourdie. Nous nous sommes mis à courir tout le long du corridor pour se rendre à l'autre île où se trouvait un restaurant. Le cuisinier Thaïlandais nous a annoncé, à notre grand soulagement, qu'il n'y avait rien de dangereux, mais qu'il était impossible d'enlever les morceaux de sa main. Il a pris une lime et il l'a versée sur ses plaies. Il a ensuite pris un grand couteau de cuisine par la lame et a commencé à frapper avec le manche sur les piques qui étaient entrés dans sa main. Nick n'aimait pas ça du tout et il n'arrêtait pas de me répéter: "Je suis vraiment content que ça soit arrivé à moi et non à toi, tu aurais paniqué!". La raison pour laquelle le cuisiner a fait cette manœuvre est simple : il est impossible d'enlever les piques parce qu'ils se fractionnent en petits morceaux et lorsqu'ils ressortent de la peau, on les accroche souvent et une douleur intolérable se fait ressentir. En restant dans la peau pendant deux jours, le corps les rejette naturellement. Je voulais tout de même que Nick aille à la clinique puisque sa main était enflée, mais il a préféré attendre quelques jours comme un vrai gars!

Deux soirées auparavant, nous avions rencontré deux Thaïlandais qui travaillent près de notre guesthouse (une jeune fille qui ne parle pas un mot anglais et un garçon, Thom, qui parle très bien anglais). Thom est un gars ultra-gay de 30 ans super efféminé qui rêve d'avoir de l'argent pour se faire toutes les chirurgies qui le rendraient une femme. Il se maquille, porte des vêtements roses, il s'épile les sourcils, les aisselles et les jambes avec une pince à épiler! Comme nous vous avions parlé dans un de nos premiers messages sur la Thaïlande, ce phénomène est super fréquent ici. On rencontre constamment des femmes qui sont en réalité des hommes (la voix nous sert souvent de guide) et ces personnes travaillent dans des centres d'informations touristiques, dans des banques, restaurants et hôtels... elles sont totalement acceptées par la culture Thaïlandaise.

Après avoir passé nos journées à la plage sous le soleil, nous revenions à Krabi Town pour y passer la soirée et la nuit. Au début, nous avions pris cette décision pour économiser de l'argent, mais finalement nous étions bien contents, car la ville située sur le bord de la plage est touristique et très commerciale, tandis qu'à Krabi Town, on se sent vraiment en Thaïlande. Il n'y a pas beaucoup de touristes et on peut voir la vraie vie des Thaïlandais au quotidien. Les soirées précédentes, nous étions allés avec notre nouvel ami Thom se promener dans le Night Market, nous avons essayé des nouveaux trucs locaux (du riz au banane enroulé dans une feuille de bananier) et nous sommes allés manger dans un restaurant sur le bord de la rue. Nick a mangé des boulettes de boeuf assez louches. Je doute que ce soit du boeuf puisque la viande était plus blanche que du poulet et la texture plus "caoutchouteuse" que des calmars...

Thom nous a appris plein de choses sur la culture Thaïlandaise et il veillait bien sur nous. Il m'a appris à danser sur de la musique Thaïlandaise, ce qui était vraiment drôle parce qu'il dansait comme une fille. On s'entendait si bien avec lui qu'il nous a invité à venir souper chez lui le lendemain soir. Il allait nous faire un repas typiquement Thaïlandais. Il nous avait invité non seulement à manger, mais aussi pour le voir à l'oeuvre. Nous sommes donc allés le rejoindre chez lui. Il habite dans une boutique de massage. En fait, dans son logement, on retrouve trois chaises longues où les gens peuvent venir se faire masser. À côté de ces chaises, se trouvent sa cuisine qui consiste en un plancher, un mini-frigo, un wok, une machine pour faire du riz et une mijoteuse. N'ayant pas de comptoir, le tout se retrouve sur le plancher. Il coupe tous les aliments sur une petite planche en plastique à même le sol. Un vrai régal pour les fourmis! La poitrine de poulet dépassait de la planche, il y avait donc une bonne partie qui lavait le plancher! Mais bon, ce n'était pas si sale que ça, c'était juste un peu choquant de voir un aussi bon repas se préparer au sol.Puisqu'il n'y avait qu'une mijoteuse, il ne pouvait faire qu'un plat à la fois. Il a donc commencé par une soupe au poulet et légumes qui a eu le temps de refroidir complètement avant que tous les autres plats soient prêts. Il a aussi concocté un poulet aux légumes avec une sauce sweet and sour, un plat épicé avec des calmars et une assiette de crabe au curcuma qui était délicieuse. Celle-ci, volant la vedette, s'est terminée en deux minutes!!

Pendant qu'il faisait à manger, il travaillait à l'information touristique située juste à côté de sa boutique de massage/maison. Parfois, il était tellement occupé que j'allais répondre aux clients pour lui. Ceux-ci étaient un peu déboussolés de voir une personne blanche répondre à leurs questions sur les tours guidés et sur les transports. Je ne savais pas toujours quoi leur répondre... Alors, Thom, entre deux plats, accourait pour venir leur dire de revenir plus tard! Hihi!

Comme nous devions payer les ingrédients, pour le prix d'un restaurant bon marché, nous avons mangé du crabe, des calmars et du poulet. Tout était excellent! Il y avait tellement de nourriture que nous avons invité un ami Suisse qui passait par là. La porte de la boutique de massage/sa maison était ouverte pendant que nous mangions. Tout le monde sur la rue nous apercevait. C'était marrant de voir des touristes nous regarder et ne rien y comprendre : trois blancs assis dans une boutique de massage/maison en train de déguster un festin de crabe chez un Thaïlandais qui cuisine sur le sol!

C'était une très belle soirée qui s'est un peu mal terminée par contre... Le jeune Suisse que nous avions rencontré à notre arrivée à Krabi Town, une fois un peu réchauffé, s'est mis à se moquer de l'homosexualité et des manières de Thom. Thom est super gentil et très fragile. Il ne répliquait pas et se laissait insulter. Après plus de deux heures d'insultes, Nick n'appréciait plus du tout la situation, surtout après qu'il est profité gratuitement d'un bon repas. Nick a donc décidé de réagir fortement... Il a engueulé le Suisse jusqu'à temps qu'il décide de s'en aller. c'était vraiment inacceptable de voir quelqu'un qui n'est pas dans son pays insulter la culture du pays qu'il visite.

Le lendemain matin, nous quittions le côté Ouest de la Thaïlande pour se diriger vers le côté Est. Thom est venu nous réveiller parce que nous allions manquer notre autobus. Il nous a fait un gros câlin et nous a remercié de l'avoir défendu la veille. Il est si mignon!

Une chose que l'on peut dire de cette aventure : Nick n'est définitivement plus homophobe!!!






jeudi 5 mars 2009

Les îles aux mille couleurs

Après deux vols internes à destination de Phuket (station balnéaire au sud de la Thaïlande), nous sommes arrivés épuisés et découragés par cet endroit ultra touristique, cher et américanisé. Il faut dire que nous avions trouvé un hôtel pas trop cher (mais tout de même trois fois le prix de ce que nous sommes habitués de payer!) dans le coin le plus populaire de Phuket, à Patong beach. Nous avons tenté de trouver un endroit peu couteux où souper, mais tout était hors de prix. Nous sommes donc allés au Burger King qui nous a quand même coûté 20$ canadien pour deux trios!!!!!!!!!!!!!!!! En plus, l'ambiance de cette ville ne nous intéressait pas du tout. On ne se sentait pas en Thaïlande, mais plutôt aux États-Unis! On y retrouve plein de messieurs muscles et de madames carbonisées aux faux seins... bon, bon on s'emporte un peu, mais c'est pour vous expliquer la raison de notre départ hâtif le lendemain matin pour les merveilleuses îles de Ko Phi Phi.

Dans le bateau pour s'y rendre, nous avons fait la connaissance de quatre jeunes Californiens qui venaient dans les îles thaïlandaises pour fêter jour et nuit. Nous craignions que les îles Phi Phi soient encore une simple réplique des plages américaines, mais nous avons réussi à trouver une petite plage tranquille où nous pouvions se loger à un prix abordable (considérant que cette île est la plus luxueuse de toutes les îles de la Thaïlande). La grande ville ainsi que la plage populaire ne nous intéressaient pas. Nous n'étions pas venus dans les îles de le Thaïlande pour manger du fastfood, sortir dans des clubs et rencontrer des jeunes américains... ce que nous pouvons faire dans notre pays.

Nous voulions tout de même éviter les dépenses superflues...Pour se rendre à la plage plus tranquille (Long beach), nous avons marché avec nos gros backpacks sur la plage et dans les montagnes (du vrai trekking!) en plein après-midi durant une heure pour économiser 100 baths (5$ Canadien) pour le taxi boat! Avoir su, je ne crois pas que j'aurais pris la même décision... Tous les bungalows que nous voyions ne rentraient pas dans notre budget (15-25$ canadien pour une nuit). Aussitôt que nous en avons trouvé un qui affichait 500 baths la nuit (25$), nous nous sommes empressés de le réserver. Ce n'était vraiment pas du grand luxe... nous devions monter durant 10 minutes dans la broussaille pour se rendre à notre minuscule hutte (la grandeur d'un lit double avec un petit 50 centimètres d'espace pour mettre nos sacs). Les draps n'avaient pas été changés et il y avait une grosse tâche jaune encore mouillée sur l'oreiller... mmm... tout pour me satisfaire! Et nous devions marcher 5 minutes pour aller aux toilettes et ce, sans éclairage. Et les toilettes... il y en avait trois : une où il y avait des souris, une autre où il y avait une immense bibitte verte lime non identifiée et une autre où l'odeur pouvait réveiller les morts... on avait le choix!

Pour se changer les idées, nous sommes allés se détendre au bar sur la plage qui nous a attiré par la musique qui y jouait... du bon Bob Marley. Nous avons assisté à un magnifique spectacle de feu sur la plage. Deux Israéliens sont venus se joindre à nous et après même pas 15 minutes, Nick était devenu ami avec tout le staff du bar. Cinq des Thaïlandais qui y travaillaient nous ont proposé de venir continuer la fête chez eux après la fermeture. Ils étaient si sympathiques, nous ne pouvions pas refuser cette invitation si intéressante. Ils habitent en haut de la montagne (au-dessus de tous les resorts de riches). On passe en un instant du luxe à la réalité des locaux. C'était la nuit, donc nous n'avons pas tout vu, mais nous avons aperçu une tonne d'objets endommagés qui trainaient un peu partout sur le sol. Il y avait des cabanes sans meuble, sans toit ni porte, des animaux errants, peu de fleurs et d'électricité comme on en retrouve quelques mètres plus bas dans la partie touristique. Lorsque nous sommes entrés dans leur maison, ils nous ont invité à s'asseoir sur le tapis et à manger des friandises japonaises. Ils nous ont appris quelques mots de Thaïlandais (Nick peut maintenant se débrouiller en thaï!).

Dans le sud, on retrouve beaucoup de Thaïs et de touristes musulmans (5% de la population est musulmane). Pour les Thaïs en général, l'Islam est une question tabou. Ils ne connaissent rien sur la religion elle-même (le Bouddhisme est enseigné partout alors que l'Islam ne l'est pas). Depuis que des rebelles musulmans ont commencé une lutte armée violente au niveau de la frontière sud, les musulmans se retrouvent entre deux parties en conflit. Dans l'extrême-sud, il y a de nombreux bombardements. Un guide touristique français nous a même dit que certains commerçants à Phuket tentaient de vendre leur part, car ils prévoyaient des attaques terroristes à cet endroit très touristique. Les jeunes Thaïs que nous venions de rencontrer étaient musulmans, mais ils ne semblaient pas connaître vraiment cette religion. On avait l'impression qu'ils ne se reconnaissaient pas dans la religion bouddhiste donc ils étaient musulmans.

On a eu du bon temps avec eux, mais la nuit dans notre super hutte fut assez éprouvante. Les Israéliens que nous avions rencontré nous avaient parlé d'un endroit à 200 baths de plus par nuit (10$) avec l'électricité, une salle de bain privée, mais sans l'eau chaude. Le lendemain, nous sommes donc tout de suite allés réserver une hutte à cet endroit où nous devions monter 100 marches (assez dangereuses!) au soleil tapant. La vue en valait la peine! (voir photo). En plus, de notre bungalow, nous avons découvert un petit sentier qui menait à une minuscule plage super belle et déserte! Sur cette île, nous sommes constamment émerveillés par les fleurs, les oiseaux et les poissons qui sont si colorés et si différents de chez nous! Et les plages sont sublimes! Une multitude de chats sauvages se promennent sur les plages, ce qui est différent des autres villes que nous avons visitées où l'on voyait plutôt des chiens errants.

Nous voulions profiter de chaque instant sur cette île, car tout était si cher, nous savions que nous ne pourrions pas rester longtemps. Nous résidions sur Ko Phi Phi Don (l'île au-dessus de Ko Phi Phi Ley où a été tourné le film " The beach" avec Leonardo DiCaprio). Nous sommes allés voir la fameuse plage "The beach" qui se nomme Maya Bay très tôt le matin pour éviter les milliers de touristes qui s'y rendent avec des tours organisés. Malheureusement, la marée est très basse dans cette baie le matin. On a donc pas pu voir la plage à son meilleur, mais elle était tout de même magnifique. Il y avait si peu d'eau que le bateau nous a laissé sur le bord d'une falaise et nous devions passer par une grotte pour se rendre à la baie! C'était vraiment trippant!! Ensuite, nous avons fait du snorkeling dans les alentours. C'était magique de nourrir les poissons multicolores dans l'eau turquoise. Ils venaient tous autour de nous. Nous avions tellement pris goût à la plongée que nous voulions se rendre à un rocher proche de la plage où nous restions pour aller nager avec des requins qui selon les locaux, ne sont pas dangereux. Le courant était très fort et il y avait des grosses vagues, nous essayions de se retenir aux coraux, mais on glissait, alors on a décidé de revenir sur le bord de la plage avant de n'être plus capable de nager. On ne s'est donc pas rendus à l'endroit où il y avait des requins.

Le lendemain, nous voulions faire le tour de l'île Ko Phi Phi Don avec un longtail boat, mais une tempête s'annonçait en provenance du côté est de l'île. Nous avons quand même décidé de faire le tour de la moitié de l'île et si les conditions s'amélioraient, on allait revenir par le côté est. Après cinq minutes de navigation dans les vagues avec une petite chaloupe à moteur, je me suis demandée dans quoi nous nous étions embarqués. En plus, Nick n'avait pas apporté le sac imperméable dans lequel il pouvait mettre son équipement photo si quelque chose arrivait. Le vent s'est calmé après quelques instants et nous nous sommes arrêtés à Monkey Beach. Une des nombreuses plages où vivent des singes sauvages. Les touristes les nourrissent pour pouvoir les prendre en photos. Ils sont parfois un peu méchants et ils fouillent dans le sac des gens! Monkey Beach était tout simplement magnifique! Le sable blanc ultra fin et l'eau turquoise, nous ont complètement stupéfaits. Nous avons poursuivi notre tour de bateau en s'arrêtant à quelques endroits pour faire du snorkeling et ce, jusqu'à temps qu'on aperçoive la tempête approcher. On ne voyait pas où nous devions nous rendre tellement le temps était gris. Il commençait à faire très froid surtout avec nos maillots mouillés... Nous avons fait demi-tour. Malgré les grandes vagues, on allait vite pour ne pas se faire prendre par la pluie. On ne se sentait pas vraiment en sécurité dans ce bateau en bois! Nous avons eu plus de peur que de mal. Les Thaïlandais sont habitués de naviguer dans ces conditions.

On a terminé notre séjour à Ko Phi Phi avec nos amis Thaïlandais que nous avions rencontrés au "Buddha Bar" à notre arrivée. Les locaux qui travaillent sur cette île sont en majorité pas très sympathiques (comme un peu partout en Thaïlande). Peut-être sont-ils tannés des touristes? Nous avons tout de même trouvé un petit restaurant au bout de l'île qui était extrêmement bon et surtout beaucoup moins cher que tous les autres et où le serveur et le cuisinier souriaient constamment! Nous avons mangé tous nos repas à cet endroit et nous avons pu découvrir d'excellents plats régionaux.

*Exemple d'une scène fréquente en Asie du Sud-Est*
Un jeune homme assis parterre dans un bar rempli des bouteilles de bière grossièrement avec de l'essence pour en faire des torches. De l'essence tombe sur le sol pendant qu'un de ses amis fume une cigarette juste à côté de lui. Une petite fille de 5 ans, pieds nus, saute autour d'eux. Non loin de là, à 15 centimètres, traîne un grand couteau de cuisine sur le plancher...

Et si on leur dit de faire attention, ils rient et pensent qu'on s'en fait pour rien. Le jeune garçon a même jeté sa cigarette à côté du baril d'essence après avoir terminé...

jeudi 26 février 2009

Do nothing in PAI

Au retour de notre séjour dans la jungle, nous sommes partis en escapade sur la montagne en bordure de Chiang Mai avec deux Allemands et notre ami Australien. Nous avons encore grimpés dans des sentiers très abruptes et sauvages pour admirer de belles chutes d'eau. Comme si nous en avions pas eu assez du trekking dans la jungle... Les gars ont glissé dans les chutes d'eau! Ce n'était pas aussi enlevant que les glissades d'eau, mais tout de même bien amusant! Ensuite, nous nous sommes promenés dans le "Sunday Market" qui est un immense marché où les habitants vendent toutes sortes de choses et qui occupe une grande partie de la vieille ville. Nous étions un peu fatigués par la foule qui s'y trouvait et par la ressemblance de chacun des kiosques... nous sommes retournés vers l'hôtel pour passer une dernière soirée avec notre bon ami Australien qui quittait le lendemain matin. Nous sommes donc sortis dans un des bars du propriétaire de notre guesthouse pour son anniversaire et pour celui d'une amie Thaïlandaise à notre ami Australien. Nous étions une dizaine de jeunes voyageurs avec une vingtaine de Thaïlandais qui mangeaient, chantaient et buvaient en plein milieu de la rue. Nick a pris de très bonnes vidéos de cette soirée mémorable. Nous avons recontré une Londonienne qui parlait français et un Irlandais super drôle!

Puisque tout le monde que nous avions rencontré partait le lendemain, nous avons décidé d'aller visiter la ville de Pai située à 4 heures au nord de Chiang Mai. Cette charmante petite ville qui me fait penser un peu à Magog se trouve dans les montagnes et est entourée d'une tonne de petits villages. Pour s'y rendre, nous devons traverser des montagnes très apiques et environ 800 courbes qui donnent la nausée... Le minibus avancait à toute allure et il devait souvent conduire dans le sens inverse tellement les virages étaient serrés... ouf! et nous qui pensions dormir durant le trajet!

Pai est une ville très charmante avec ses petits restaurants coquets, ses boutiques artisanales et ses maisons en bambou sur le bord de la rivière, mais il n'y a pas beaucoup d'activités à faire. Nous aurions aimé se rendre à 150km de là, à Mae Hong Son, pour aller voir les femmes aux longs cous, mais nous n'avions pas le temps. Nous étions là que pour deux jours et une nuit. Nous avons donc loué un scooter et nous sommes allés explorer les villages dans les montagnes. La ville étant un peu trop touristique, nous y restions que pour manger. Un local nous a conseillé d'aller voir le coucher du soleil sur le haut d'un canyon. La vue que nous avions de cet endroit était magnifique. On voyait des montagnes à perte de vue et nous devions traverser des sentiers très étroits entourés de vide!! Nick avait tellement le vertige!! À la tombée du jour, nous aperçûmes une multitude de grands feux de forêts dispersés un peu partout dans les montagnes. Nous étions un peu inquiets, mais un vendeur de Pad Thaï sur la rue nous a expliqué que ces feux étaient contrôlés et que chaque année, ils faisaient brûler de grandes parties de la forêt pour enrichir le sol.

Pai est tellement petite que nous avons rencontré un couple d'Anglais avec lequel nous étions partis dans la jungle et des Américains qui logeaient au même hôtel que nous à Chiang Mai. Par souci d'économie, nous avons loué une petite maison en bambou pour passer la nuit. Lorsque nous nous préparions à nous coucher, l'électricité s'est arrêtée... nous sommes allés au lit et pendant que nous fermions le moustiquaire qui recouvre le lit, nous avons entendu une bête entrer dans notre cabane et courir partout sur les murs... nous ne savons pas encore quel genre d'animal il s'agissait... peut-être bien un rat. Nous sommes donc sortis de la chambre à la recherche d'une lampe de poche ou d'une chandelle pour inspecter la chambre... j'avais tellement peur!

Au début de notre voyage, nous avions rencontré un gentil Gallois. Depuis ce temps, nous correspondons quotidiennement avec lui. Nous essayons toujours de se rencontrer, mais on se manque toujours de peu. Nous avons réussi à se synchroniser pour notre dernière soirée à Chiang Mai. À notre retour de Pai, il nous attendait dans le lounge de notre guesthouse. Il venait de rencontrer deux Allemandes. Nous sommes tous sortis ensemble sur la rue où se trouve tous les bars (incluant une tonne de prostituées, de ladyboys et d'hommes blancs plutôt âgés à la recherche d'une petite aventure). Sur cette rue, on y retrouve aussi le "Night bazaar" qui est ouvert tous les soirs ainsi que le ring de Muay Thai. Nous sommes encore allés voir du Muay Thai et avons fêté sur cette rue. Nick est devenu un professionnel de la négociation : nous n'avons payé que 150 Bahts pour voir le combat tandis que nos amis ont payé 400 Bahts chacun!! En rentrant à notre guesthouse, nous avons rencontré deux amis francais sur le chemin. Ils nous ont proposé de venir boire une bière avec eux pour notre dernière soirée. On s'est couchés à 4h30 du matin et nous devions prendre l'avion pour les îles du sud le lendemain matin! Cette soirée a bien clôturé notre séjour à Chiang Mai.

lundi 23 février 2009

L'auberge thaïlandaise

J'ai rapidement oublié les pires 15 heures de ma vie lorsque nous sommes arrivés au Julie's guesthouse. Cette auberge de jeunesse qui m'a été recommandée par un couple qui est venu en Thaïlande est un endroit complètement génial! Pour ceux qui ont vu le film "L'auberge espagnole" et bien, c'est exactement la même ambiance! On y entre par une grande salle commune située à l'extérieure où l'on retrouve des hamacs, des lits avec tables pour manger et boire, une table de billard, de la bonne musique et une foule de lanternes. On y rencontre tous les jours de nouveaux voyageurs qui cherchent à échanger et à partager de beaux moments avec des inconnus. Tous les jours, on fait connaissance avec des gens super sympathiques et intéressants qui viennent de partout dans le monde et quelques jours après, ils nous quittent pour une nouvelle destination.

La première journée, nous sommes partis à la découverte de cette ville qui est la capitale culturelle et commerciale du Nord de la Thaïlande. La chaleur nous a incitée à se diriger vers la grande montagne située à seulement 5km. Quelle bonne idée! Nous nous sommes baladés en scooter sur une route sinueuse dans un environnement frais et naturel! Ça faisait un petit moment que nous n'avions pas senti quelque chose d'aussi rafraîchissant! Nous avons découvert un parc national avec de belles chutes d'eau. Nous ne pouvions pas bien voir la ville du haut de la montagne, car il y avait trop de smog. On se déplace très bien en scooter dans cette ville même s'il est parfois difficile de se rappeler qu'en Thaïlande, ils conduisent à gauche!!!...

Le lendemain matin, nous sommes partis avec notre ami Australien, David, faire du trekking dans la jungle durant trois jours. Ayayaye! Quelle aventure! Nous nous attendions à un petit trekking pas trop demandant au niveau physique... c'était tout le contraire! La veille, nous étions allés voir un combat de Muay Thaï dans le redlight district avec deux Canadiens, un Australien et un Allemand. Nous avons fêté jusqu'aux petites heures du matin. Nick qui avait beaucoup plus bu que moi n'était pas vraiment en forme pour monter un montagne très apique durant trois heures et demie sous une chaleur suffocante (40 degrés celsius). Le soleil allait bientôt se coucher donc notre guide ne voulait pas que l'on s'arrête pour respirer un peu. Après une heure, Nick avait des étourdissements et mon visage était mauve. Rendus en haut de la montagne, nous fûmes charmés par le magnifique village où nous allions passer la nuit. Les habitants de ce village font partie de la tribu nommée Lahu. Ils ne parlent que quelques mots Thaïlandais, le dialecte Lahu étant leur langue primaire. La cabane en bambou où nous résidions était très rudimentaire, mais en même temps super charmante. Nous avions un immense balcon avec vue sur les montagnes. Des vaches, petit scochons, coqs et chiens se promenaient partout autour de nous. Nous dormions sur le plancher en bambou avec des moustiquaires autour de chaque lit. C'est normal, avec tous les trous qu'il y a entre chaque billot de bambou, tous les moustiques et reptiles peuvent pénétrer facilement. Pour se rendre aux toilettes turques, nous devions marcher dans le noir durant quelques minutes. Pour la première fois, j'ai pris ma douche avec un sceau d'eau glacée dans une petite hutte en bambou au son des coqs et des cochons! Je me sentais au bout du monde, mais en même temps. si bien! Nick n'a pas pris de douche durant trois jours!! Nous avons mangé de très bons plats thaïlandais à la belle étoile avec de la bonne musique jouée par un guitariste local. Le lendemain matin, nous avons recommencé le trekking pour se rendre à une magnifique chute d'eau dans laquelle nous avons pu se baigner. Nous avons marché toute la journée et ensuite, nous avons dormi dans une cabane en bambou dans le fin fond de la jungle. J'avais un peu peur que quelque chose arrive et que personne ne puisse venir nous secourir, car il n'y a aucune route pour s'y rendre... il y a qu'un minuscule chemin enraciné. Nous avons fêté toute la nuit avec des Anglais, une Suissesse et des Australiens accompagnés du magique son de la jungle la nuit. Cette fois-ci, nous devions escalader une bute de terre de 50 mètres pour se rendre à la toilette turque et au sceau d'eau pour se laver. Durant ce séjour dans la jungle, nous avons aussi fait une longue promenade à dos d'éléphant, du rafting et du bambou rafting où j'étais la pilote! Il s'agit d'un grand radeau fait de bambou. Il y avait douze personnes assises sur le radeau et je guidais le tout avec un grand bout de bambou. C'était assez drôle!

Nous aimons beaucoup nous promener avec notre ami Australien, car il parle Thaï. On peut donc entrer plus directement et profondément en contact avec les locaux. On apprend des choses sur eux que les touristes qui parlent seulement anglais ne peuvent pas découvrir.

Nous sommes maintenant revenus à Chiang Mai au Julie's guesthouse. Nous pensons repartir pour Pai demain. On aimerait pouvoir prolonger notre voyage parfois pour pouvoir voyager au Laos, un pays qui semble être apprécié par tous les jeunes voyageurs. Mais nous avons déjà réservé notre billet d'avion pour les îles du sud, le 26 février.